Bah Oury: « Les recettes publiques sont passées de 18 859 milliards GNF en 2020 à 45 000 milliards en 2025, soit une progression de 139% »

il y a 3 heures 17
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Conformément à la Constitution et au décret de sa nomination, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté, ce mercredi 25 mars 2026, son discours de politique générale devant la représentation nationale. Un exercice marqué par un ton particulier, deux ans après ses premiers engagements.

Le Chef du gouvernement a entamé son allocution en soulignant le respect du calendrier de transition. Selon lui, les exigences de stabilisation et de redressement formulées il y a deux ans ont été honorées. Les chiffres clés de ce succès institutionnel reposent sur notamment sur le fichier électoral, avec un enrôlement biométrique de 8 979 923 citoyens, aboutissant à une liste de 6 768 458 électeurs avec a la tenue du référendum constitutionnel le 21 septembre 2025 et de l’élection présidentielle le 28 décembre 2025.

Cette normalisation a permis à la Guinée de retrouver sa place dans le concert des nations, avec la levée des sanctions de l’OIF en septembre 2024, de la CEDEAO en janvier 2026) et, plus récemment, de l’Union africaine.

Le Premier ministre a présenté des indicateurs économiques en forte progression, témoignant d’une gestion rigoureuse des finances publiques.

« Sur le plan économique, les recettes publiques sont passées de 18 859 milliards de francs guinéens en 2020 à 45 000 milliards en 2025, soit une progression de 139%. La modernisation des régimes financiers, la digitalisation des procédures et la mise en place du fichier unique de gestion administrative et de la solde ont généré plus de 246 milliards de francs guinéens d’économie, renforçant à la fois la discipline budgétaire et la crédibilité macroéconomique de l’État. Le rebasage du PIB a permis de réévaluer la richesse nationale de plus de 36 milliards de dollars, soit une hausse de 51,2%, révélant une économie guinéenne plus robuste, diversifiée et dynamique qu’estimé auparavant. Cette dynamique est confortée par la récente décision de confirmer la note souveraine de la Guinée à B+, tout en relevant sa perspective de stable à positive », a-t-il déclaré.

Sur le plan social, il a assuré que les résultats sont tangibles. Il s’appuie sur la prise en charge sanitaire des agents publics qui s’est établie à 80%. Dans le domaine de l’agriculture, poursuit-il: « 14 700 hectares ont été aménagés, 507 tracteurs distribués et la Guinée a consolidé son rang de premier producteur mondial de fonio avec environ 560 000 tonnes par an », a-t-il indiqué.

Sur le plan technologique, plus de 12 000 kilomètres de fibres optiques ont été déployés et plus de 300 localités rurales ont été raccordées aux infrastructures électriques. A confirmé le chef du gouvernement.

Des réformes engagées dans la dématérialisation des services publics et la transformation digitale de l’administration ont permis à la Guinée d’enregistrer un bond de 23 places sur l’indice de développement des Nations Unies sur la gouvernance électronique, de 183e en 2020 à 160e en 2025.

En projetant la Guinée dans l’ère de la Ve République, il a souligné que la stabilité institutionnelle doit désormais se muer en prospérité inclusive. Le socle de cette ambition est le programme Simandou 2040, porté par la Loi Plan 2026-2040 adoptée le 5 mars dernier.

« Les ressources naturelles n’ont de valeur politique que lorsqu’elles bonifient le capital humain », a-t-il martelé devant les conseillers 67 conseillers présents à cette plénière.

Alhassane et MohamedNana Bangoura

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