Rapatriement de Sierra-Léonais depuis la Guinée : la toile divisée entre soutien ferme et critiques de la décision

il y a 2 heures 18
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Une récente opération menée dans la capitale guinéenne a conduit à l’interpellation de plusieurs étrangers en situation irrégulière, suivie de leur reconduite vers leurs pays d’origine. Une décision qui suscite de vives réactions, aussi bien sur le plan officiel que sur les réseaux sociaux.

Du côté des autorités sierra-léonaises, le ministère de l’Information et de l’Éducation civique a confirmé l’arrivée de 942 ressortissants, adultes et enfants, au poste frontalier de Kambia, précisant que des dispositions sont en cours pour assurer leur prise en charge.

Mais au-delà des chiffres et des mesures administratives, c’est surtout sur la toile que le débat s’intensifie. Entre approbation, inquiétudes et critiques, les internautes affichent des positions profondément divergentes.

Certains saluent une décision jugée nécessaire. « C’est une très bonne nouvelle, la Guinée est trop remplie, il faut désormais un visa pour venir chez nous », estime Sia Jumeau Keita. Dans la même veine, Alpha Soumah applaudit « un État qui se soucie de ses citoyens », tandis que Mamoudou Sow insiste : « Toute personne sans papiers doit être expulsée. »

D’autres vont plus loin en évoquant des enjeux sécuritaires. Kabinet Inter Kaba justifie ces rapatriements par « l’implication dans des activités illégales », notamment liées à la drogue.

En face, plusieurs voix dénoncent une décision qu’elles jugent contraire à l’esprit d’intégration régionale. « Ça n’a pas de sens. Le pacte de la CEDEAO est où ? », s’interroge Oury Mo Hawa. Un avis partagé par Elhadj Hawa Bah, qui qualifie la situation de « foutaise ».

La question de la réciprocité alimente également le débat. Yay Sinla rappelle qu’« il y a près de 2 millions de Guinéens résidant en Sierra Leone », appelant les autorités de Freetown à réagir.

D’autres internautes pointent des incohérences internes. « On parle de sans-papiers, mais combien de Guinéens n’ont même pas de carte d’identité ? », lance Junior Sylla, mettant en lumière les difficultés administratives locales.

Entre arguments sécuritaires, préoccupations économiques et attachement aux principes de libre circulation dans l’espace ouest-africain, cette vague de rapatriements révèle une opinion publique profondément partagée.

 

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