Vol à main armée portant sur 493 g d’or : « à date, je n’ai ni l’or ni mon argent », déclare un accusé

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Ils sont cinq (5) à être poursuivis devant le Tribunal criminel de Dixinn pour des faits de « vol à main armée et association de malfaiteurs ».

Selon l’ordonnance de renvoi, l’opération s’est déroulée à Kounsitel, dans la préfecture de Gaoual, où une importante quantité d’or a été soustraite à Mohamed Diaby et Moussa Camara.

Ce jeudi 23 avril 2026, deux des cinq accusés, à savoir Boubacar Barry et Mamadou Saliou Cissé, étaient à la barre pour se justifier des faits qui leur sont reprochés dans cette affaire. Ils ont tous nié.

Premier à être interrogé, Boubacar Barry a expliqué au tribunal qu’il était dans son village, à Mamou, lorsqu’il a été contacté par son oncle, Ousmane Sow, lui demandant de le rejoindre à Kindia.

Ainsi fait, il a continué avec ce dernier sur Conakry, pensant, selon lui, que cet appel devait aboutir à l’octroi d’un taxi que ce dernier lui aurait promis lors du décès de son père. Malheureusement, cet espoir s’est transformé en cauchemar une fois à Conakry.

« Je ne reconnais pas les faits, je ne connais pas Kounsitel. Mon oncle Ousmane Sow m’a appelé pour me remettre un contact. Il m’a commissionné d’aller récupérer quelque chose. Je m’y suis rendu sur les lieux (à la bijouterie de Boubacar Diallo), c’est là qu’on m’a arrêté », a expliqué l’accusé.

Interrogé sur ses relations avec le bijoutier, Boubacar Barry a soutenu qu’il ne l’avait jamais connu auparavant. De même, à part son « oncle » Ousmane Sow, il ne connaît aucun de ses coaccusés, notamment Boubacar Diallo, Mamadou Saliou Cissé et Thierno Dian Bhoye Camara.

Malgré l’insistance du juge et du procureur, Boubacar Barry, qui dit être marchand de bétail entre Mamou et Conakry, n’a pas donné plus d’explications sur son implication présumée dans ce vol à main armée. Il s’est également montré formel en affirmant qu’il ne connaissait pas la nature de la chose pour laquelle on l’avait envoyé en commission.

« L’un des acheteurs dit que vous avez reçu 150 sur les 187 millions de francs guinéens en compagnie d’une autre personne. Et que c’est à cause du fait que vous aviez exigé que le reste du montant vous soit versé en devises et que vous ne vous êtes pas compris que cela a retardé jusqu’à ce que les agents viennent vous arrêter », le confond le juge. « Non », réplique l’accusé.

Il a été succédé à la barre par Mamadou Saliou Cissé. Cet autre accusé n’a pas non plus reconnu les faits de « vol à main armée et association de malfaiteurs » mis à sa charge.

À l’en croire, son tort aura été d’acheter de l’or provenant d’un crime. « C’est Mamadou Dian Bhoye qui m’a appelé pour m’informer que Boubacar Diallo l’a appelé pour lui annoncer que ses parents venus de Kounsitel ont de l’or à vendre. Je lui ai demandé la quantité, il m’a répondu qu’il ne connaissait pas exactement la quantité. J’ai emprunté de l’argent pour compléter le mien à 150 millions de francs guinéens. Par la suite, Dian Bhoye m’a conduit à Entag, chez le bijoutier Boubacar. Une fois sur place, Boubacar Barry nous a présenté 493 g d’or. Il m’a dit que le prix était de 187 millions de francs guinéens. J’ai payé une partie du montant, soit les 150 millions de francs guinéens. Il m’a remis la quantité d’or. Le reste de l’argent, Dian Bhoye s’est porté garant de le ramener après la vente. Je suis allé vendre l’or à Madina. C’est de là qu’on m’a informé que l’or que j’ai acheté provenait d’un vol. Directement, j’ai contacté un de mes frères. C’est ainsi que ce dernier a appelé la gendarmerie de Dixinn. C’est ainsi que les interpellations ont commencé », a relaté l’accusé Mamadou Saliou Cissé.

Interrogé sur le taux d’intérêt élevé qu’il devrait gagner sur sa marchandise (or), et sur le fait que cela ne l’ait pas amené à douter du caractère illicite de l’or, l’accusé a répondu que le bénéfice qu’il devait tirer de la marchandise n’était pas trop élevé, au regard, selon lui, de la variation des prix sur le marché de l’or.

Prenant la parole, la défense a mis l’accent sur ce qui a conduit à l’échec de l’opération avant de demander à son client s’il est entré en possession de son dû. « Maître, à date, je n’ai ni l’or ni mon argent », a regretté Mamadou Saliou Cissé.

Ses trois autres coaccusés étant absents à l’audience, dont Ousmane Sow (en fuite), l’affaire a été renvoyée au 7 mai prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

Lébêré Baldé

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