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À la Maison des jeunes de N’zérékoré, ce 23 avril 2026, la sensibilisation pour des élections apaisées a pris une tournure particulière : celle d’un rappel brutal du passé, pour éviter qu’il ne se répète. Face aux tensions déjà visibles à Yomou, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile en Guinée (CNOSCG), Ange Gabriel Haba, a choisi de frapper les esprits, en convoquant la mémoire collective.
« À Yomou, la paix sociale est aujourd’hui fragilisée par des tensions liées aux enjeux électoraux », a-t-il averti d’entrée, plantant le décor d’une situation jugée préoccupante. Pour lui, le danger est réel, mais évitable : « Aucune conquête du pouvoir ne doit conduire à des affrontements ».
Pour appuyer son propos, Ange Gabriel Haba a ravivé les souvenirs douloureux de N’zérékoré. « Des conflits électoraux y ont causé des morts, des blessés et des divisions profondes », a-t-il rappelé, évoquant même « des actes extrêmes comme l’incendie de lieux de culte ». Un constat sans appel : « aucun camp n’en est sorti vainqueur. »
Dans cette dynamique, la société civile entend jouer un rôle de rempart. Son approche : parler vrai, alerter et responsabiliser. L’accent est mis sur les femmes et les jeunes, appelés à ne pas céder aux manipulations : « il est demandé de privilégier la paix, la cohésion sociale et le développement plutôt que les logiques communautaires ou éthniques ».
Le message va plus loin qu’un simple appel au calme. Il s’agit de redéfinir les critères du choix électoral. « Le choix des dirigeants doit se baser sur leurs projets de société et non sur leur appartenance », a insisté le président du CNOSCG, posant les bases d’un vote plus conscient.
Sur le terrain, des mesures concrètes accompagnent cet appel. « Des dispositions sont prises pour permettre à ceux ayant perdu leur carte d’électeur, d’obtenir des duplicatas », a-t-il précisé, dans une volonté d’inclusion maximale.
Mais la phrase la plus marquante reste sans doute celle-ci : « La meilleure manière de sanctionner un candidat ne réside ni dans la rue ni dans la violence, mais dans les urnes ». Une ligne rouge clairement tracée.
À N’zérékoré, Ange Gabriel Haba a donc fait le choix d’un discours de vérité, entre avertissement et espoir. Car derrière les mots, il y a un enjeu majeur : empêcher que les erreurs d’hier ne deviennent les drames de demain.
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