Symposium en hommage au procureur Mohamed Bangoura : la famille judiciaire pleure la disparition d’un professionnel

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Vingt-quatre heures après son décès des suites d’un accident de la circulation, un dernier hommage a été rendu à feu Mohamed Bangoura, ancien procureur près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Ce jeudi 9 avril 2026, magistrats, avocats, greffiers, huissiers, notaires, commissaires-priseurs, parents, amis et alliés du défunt n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de celui qu’ils appelaient affectueusement « serviteur de la République ».

Son attachement à l’application des textes de loi est l’une des qualités que lui reconnaît le représentant du Barreau à ses obsèques :

« M. Mohamed Bangoura était un magistrat de valeur. Le Barreau salue en lui un homme de rigueur, de responsabilité et de respect des droits de la défense. Aujourd’hui, au-delà du magistrat, c’est un époux, un père, un pilier familial qui s’en est allé. À sa famille durement éprouvée, à son épouse, à ses enfants, aux gardes des Sceaux, aux magistrats, avocats, greffiers, notaires, huissiers, l’ensemble du Barreau adresse ses condoléances les plus émues et exprime sa profonde compassion. Nous prions Allah de leur accorder la patience et le réconfort. Nous prions Allah, le Tout-Miséricordieux, d’accorder à notre regretté Mohamed Bangoura son pardon, de l’épargner des tourments de la tombe, de lui accorder le paradis et d’élargir et d’illuminer sa tombe », a déclaré Me Amadou DS Bah.

L’Association des magistrats de Guinée pleure l’un des siens.

Après huit ans de carrière, le désormais ex-parquetier s’est distingué par ses qualités professionnelles. Évoquant la mémoire de leur collègue disparu, Théophile Magloire Kouadjo, très ému, peine à retenir ses larmes : « Magistrat de conviction, Mohamed Bangoura a toujours cherché, avec rigueur et humilité, à appliquer la loi en équilibrant la fermeté nécessaire et la compréhension humaine. Il a servi cette justice avec un dévouement exemplaire, ses œuvres resteront gravées dans nos mémoires. Portons-le dans nos cœurs et prions pour lui, car “le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants”, dixit Jean Cocteau. Il est dit que l’Éternel est proche de ceux qui ont le cœur brisé, lui seul est notre consolateur. Que le Seigneur console sa famille et lui pardonne ses péchés. À sa famille, à ses enfants, au garde des Sceaux et à toute la communauté judiciaire, nous adressons nos plus sincères condoléances ».

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme partage la même douleur. Alors qu’il n’avait pas fini de sécher ses larmes suite à la disparition tragique de Malick Marcel Oularé, un nouveau deuil frappe la magistrature.

Une dure épreuve pour le département dirigé par Ibrahima Sory 2 Tounkara, au nom duquel le conseiller Abdoulaye Baldé a pris la parole pour exprimer sa compassion : « Le 7 avril, nous étions à cette même place pour consoler la famille de notre collègue feu Marcel Oularé et prier pour le repos de son âme. Aujourd’hui, c’est Mohamed Bangoura qui nous quitte à la fleur de l’âge, sans prévenir. Le corps des magistrats est durement éprouvé. Si ces décès successifs étaient le fait d’un homme, nous nous serions tous levés pour mettre l’assassin hors d’état de nuire. Mais ces disparitions sont le fait de Dieu. Devant lui, nous ne pouvons que demander avec humilité qu’il accepte d’observer une trêve durable afin de permettre à notre corps de se reconstituer. En attendant, je présente à la famille éplorée les condoléances du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi que celles de l’ensemble des cadres et agents du département. La disparition de ce magistrat constitue une perte inestimable pour la justice de notre pays ».

Des messages de consolation à la fois émouvants et poignants. La famille de feu Mohamed Bangoura a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de l’ensemble des participants, et particulièrement au ministère, pour leur solidarité :

« Nous remercions sincèrement ses collaborateurs du ministère de la Justice pour cet hommage, qui témoigne de l’estime et du respect qu’il inspirait. Cher frère, ton souvenir restera à jamais gravé dans nos cœurs. Ton sens du devoir et ton engagement continueront de nous inspirer », a déclaré Alsény Bangoura, frère du défunt.

Feu Mohamed Bangoura a entamé sa carrière de magistrat en 2016, après son admission au concours d’accès à la magistrature. Il a successivement occupé les fonctions de substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Pita en 2019, de Kaloum en décembre 2021, puis de Kindia, avant d’être substitut spécial à la CRIEF. Il avait été nommé procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré en février 2026.

Lébêré Baldé

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