Statut particulier des enseignants : la FSPE s’inquiète du retard dans l’ouverture des négociations

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En janvier dernier, le gouvernement guinéen a signé un protocole d’accord avec l’intersyndicale SNE-FSPE portant sur le statut particulier des enseignants.

Cette démarche faisait suite aux perturbations enregistrées dans le système éducatif, provoquées par la grève des enseignants.

Selon ce protocole, les négociations devaient s’ouvrir au mois de février. Mais jusque-là, aucune avancée concrète n’a été enregistrée. Face à cette situation, la Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE) ne cache pas ses inquiétudes.

Joint ce lundi 9 mars 2026, Alpha Gassim Barry, secrétaire général par intérim de la FSPE, est revenu sur leur récente rencontre avec le Conseil national du dialogue social (CNDS).

« Nous avons regretté le fait que la mise en place des sous-commissions continue d’accuser un retard considérable. C’est un point que nous avons clairement soulevé. Le représentant de la Fonction publique nous a expliqué que le SLECG n’avait pas encore déposé la liste de ses membres devant participer à ces sous-commissions. Cela ne nous a pas satisfaits, d’autant plus que la secrétaire générale est en voyage, mais elle dispose d’adjoints qui auraient pu gérer cette question », a-t-il expliqué.

Le responsable syndical estime également que le ministère de la Fonction publique aurait pu adresser un courrier à l’intersyndicale pour signaler ce retard.

« La Fonction publique aurait dû informer officiellement l’intersyndicale du fait que le SLECG n’avait pas déposé la liste de ses représentants. Cela nous aurait permis de prendre les dispositions nécessaires. D’ailleurs, même le CNDS n’était pas informé de cette situation. Pour nous, cela ne devrait pas constituer un argument pour retarder le travail. Le protocole stipule clairement que les négociations devaient s’ouvrir en février. Or, nous sommes déjà à la mi-mars », a-t-il ajouté.

Pour éviter une nouvelle crise dans le secteur de l’éducation, la FSPE appelle les autorités à respecter les engagements contenus dans le protocole d’accord.

« Nous ne voulons pas entrer dans une logique de confrontation. C’est pourquoi nous avons toujours invité le gouvernement à privilégier l’apaisement. Cela passe par le respect du contenu du protocole d’accord. Si cet engagement est tenu, nous pouvons éviter une nouvelle crise. Nous avons clairement fait savoir au CNDS que nous ne sommes pas satisfaits de la démarche actuelle. Si cette situation perdure, nous serons contraints de prendre toutes les dispositions nécessaires. Le moment venu, nous nous ferons entendre », a-t-il prévenu.

Mamadou Mouctar SYLLA

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