Fête du 1er mai : « la principale revendication du Mouvement syndical porte sur le problème de liquidité » (Abdoulaye Barry)

il y a 1 heur 14
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

À l’instar de leurs homologues à travers le monde, les travailleurs Guinéens célèbrent ce vendredi 1er mai la Fête internationale du Travail.

Cette journée offre l’occasion aux travailleurs d’interpeller les employeurs sur leurs conditions de vie et de travail.

À cette occasion, le Mouvement syndical, qui a accepté de reporter la célébration officielle en concertation avec le gouvernement, dresse un état des lieux préoccupant.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, son porte-parole, Abdoulaye Barry, indique que la principale revendication porte aujourd’hui sur la crise de liquidité qui secoue le pays.

« La principale revendication du mouvement syndical guinéen aujourd’hui est axée sur le problème de liquidité. Comme vous le savez, cette crise impacte les travailleurs à tous les niveaux. Nous avons, dans ce sens, adressé un courrier à M. le ministre du Travail et de la Fonction publique. C’est un point qui nous tient vraiment à cœur. Aussi, nous avons le problème de l’intersyndicale de l’éducation, dont le mouvement est un acteur majeur du monde du travail en Guinée. Nous sommes conscients du travail que la fédération sectorielle, l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE, est en train de faire pour chercher à donner de meilleures conditions de vie et de travail aux enseignants guinéens. Donc, le mouvement syndical guinéen suit avec attention cette lutte engagée par l’intersyndicale de l’éducation », a-t-il indiqué d’entrée.

Malgré ce contraste, le porte-parole du mouvement syndical estime que le monde du travail se porte, dans l’ensemble, relativement bien. Des initiatives sont en cours pour améliorer les conditions de vie et de travail, même s’il reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire.

« Nous avons des textes et réglementations en vigueur qui sont en cours de signature. Il s’agit notamment du Code du travail guinéen, qui a été amendé et pour lequel nous espérons qu’une décision sera prise dans les prochains jours afin de le valider. Il y a aussi le Code de sécurité sociale et beaucoup d’autres documents qui sont en cours de révision pour voir comment améliorer le travail en Guinée. Même s’il reste beaucoup à faire, nous avons aussi beaucoup accompli, surtout avec l’arrivée de ce nouveau gouvernement. Il y a eu beaucoup d’avancées, mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il reste encore de nombreux jalons à poser », a-t-il indiqué.

Abordant spécifiquement le secteur de la téléphonie mobile, dont il est le principal responsable syndical, Abdoulaye Barry indique que celui-ci est confronté à de « préoccupations majeures ». Celles-ci portent notamment sur l’emploi ainsi que sur les conditions de vie et de travail.

« Chez MTN Guinée, il y a un problème de crainte. Nous sommes en train de suivre effectivement la situation. Hier même, il y a eu une rencontre entre la FESATEL et Mme la ministre des Finances, qui a reçu la délégation de la FESATEL et les représentants du syndicat de MTN. Mme la ministre des Finances a rassuré le syndicat que des dispositions sont en train d’être prises pour relancer la société MTN. Maintenant, pour ce qui est de CELLCOM, nous avons vraiment des difficultés, pour vous dire la vérité. Là-bas, les salaires sont en retard. Aujourd’hui, les bus qui transportaient les employés sont arrêtés. Ils n’ont même plus de primes de transport. Donc, franchement, les travailleurs souffrent là-bas », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le camarade Abdoulaye Barry a exprimé la disponibilité du mouvement syndical à engager le dialogue avec les employeurs, notamment l’État et le patronat.

MohamedNana BANGOURA

Lire l'article en entier