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Connu pour ses critiques acerbes envers le gouvernement guinéen, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), a cette fois-ci pointé du doigt les manquements du personnel enseignant.
Le leader syndical a dénoncé avec fermeté l’absentéisme de certains enseignants dans les établissements, alors même qu’ils se montrent particulièrement exigeants sur l’amélioration de leurs conditions de vie.
Lors du Congrès national du comité des femmes du SNE, placé sous le thème de la lutte contre les discriminations de genre et les préjugés en milieu scolaire, M. Balamou a invité les enseignants à l’exemplarité.
« Il faut que vous invitiez nos collègues à l’intérieur du pays et même à Conakry à enseigner. Parce que toutes les plaintes que nous recevons, c’est que les gens demandent trop de revendications, mais ils n’enseignent pas. Nous devrons être des modèles. Si nous qui sommes vos responsables, nous sommes en classe, nous enseignons. Pourquoi pas vous qui êtes à la base ? En travaillant avec rigueur, vous renforcez notre position et notre crédibilité sur le terrain des négociations », a-t-il déclaré.
Revenant sur les tensions récentes, le leader du SNE a expliqué la stratégie du syndicat face aux pressions gouvernementales, notamment les missions de contrôle envoyées sur le terrain pour identifier les grévistes. Pour lui, la suspension du mot d’ordre de grève était une décision sage.
« La raison a prévalu sur l’émotion. Nous n’avons pas abdiqué, mais nous avons accepté de surseoir à notre mouvement car le gouvernement a tendu la main », précise-t-il.
Actuellement, les trois commissions techniques travaillent sur des dossiers cruciaux pour l’avenir de la profession enseignante. La première, chargé du traitement des listes des 4 500 enseignants contractuels communaux non retenus après les évaluations. La deuxième, chargée de l’examen des actes de nomination pour l’attribution des primes de fonction. Tandis que la troisième s’attelera à la révision du Statut Particulier du personnel de l’éducation.
Pour Michel Pépé Balamou, l’issue de la crise réside dans ce dernier point.
« Le Statut Particulier est ce qui sauvera l’enseignement guinéen. Le gouvernement a tout intérêt à privilégier cette voie. Il faut investir dans l’enseignant, si nous le faisons, l’éducation progressera enfin », a-t-il conclu devant ses collègues syndicalistes.
Alhassane Fofana
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il y a 1 heur
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