Retour à l’ordre constitutionnel : le FFSG appelle à suspendre le processus

il y a 2 heures 14
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Dans une déclaration rendue publique cet après-midi, dont copie a été consultée par notre rédaction, le Forum des forces sociales de Guinée (FFSG) s’interroge et s’inquiète de la succession des faits qu’il juge symptomatiques d’une volonté d’exclusion et d’anéantissement des voix et aspirations contradictoires.

La structure dirigée par l’activiste Abdoul Sacko regrette que, malgré des interpellations et des alertes, ces faits, qu’elle qualifie « de violations des droits et libertés », se soient aggravés au fil du temps.

En lieu et place des arrestations et détentions arbitraires qui étaient devenues récurrentes autrefois, dénonce la déclaration, ce sont désormais « les disparitions forcées et enlèvements ».

« Aujourd’hui, nous vivons un contexte de pauvreté accrue, d’insécurité galopante, de peur, de crise de liquidité ou de billets jamais enregistrée dans le pays, et d’absence totale de chronogramme de gestion de la Transition, conformément à la Charte, depuis 4 ans, après le coup d’État. À cela s’ajoute l’absence d’un fichier électoral fiable, certifié, malgré d’importants moyens investis du contribuable guinéen. L’établissement dudit fichier, avec l’enregistrement des mineurs de 10 à 17 ans, a été contraire à la logique et au cadre légal fixant l’âge minimum à 18 ans. On ne peut non plus s’adosser au RAVEC, qui n’exclut pas une catégorie d’âge (moins de 10 ans), comme ce fut le cas de l’enrôlement en question », fustige le FFSG.

Avec ce processus d’établissement du fichier électoral, Abdoul Sacko et ses collègues de la société civile dénoncent « (i) le refus à des leaders politiques, anciens Premiers ministres, du droit de se faire recenser, (ii) un déploiement inéquitable des kits d’enrôlement signalé en défaveur d’autres zones du pays et au niveau de la diaspora, et (iii) l’absorption absolue de l’Organe de gestion des élections par le MATD, contre toutes les aspirations majoritairement exprimées, y compris pendant le dialogue entre une partie des acteurs sociopolitiques et les organes de la Transition, fin 2023 ».

Aux yeux du Forum des forces sociales de Guinée, le plus intriguant dans ce processus, « est la décision de dissolution ou de suspension des partis politiques par le MATD, dont ceux considérés dans l’opinion publique comme ayant une grande majorité de Guinéens (militants et sympathisants) adhérents ».

Pour eux, une chose est claire : le retour apaisé et constructif à l’ordre constitutionnel ne saurait se traduire par des manœuvres dilatoires de conservation du pouvoir, à travers de simples formalités administratives et politiques, sans respect des principes et des valeurs démocratiques.

C’est pourquoi, la structure invite les décideurs et acteurs aux commandes de la Transition, ainsi que tous les partenaires, à suspendre le processus « dit de retour à l’ordre constitutionnel mal préparé, clivant, répressif et très préjudiciable à l’avenir du pays ».

Mosaiqueguinee.com

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