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C’est sur un site chargé d’histoire et de symbolisme que le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, et le Directeur Général de l’AFD ont officialisé, ce lundi, un projet d’envergure : la réhabilitation et l’extension du Musée National de Guinée. Ce financement, sous forme de prêt souverain bonifié, témoigne d’une ambition partagée : faire de la culture un levier de développement durable et un pilier de la souveraineté nationale.
Dans son allocution, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a salué « un acte de foi envers notre patrimoine et un engagement envers les générations futures ».
Pour lui, les musées ne sont pas de simples lieux d’exposition, mais « des gardiens de la mémoire collective et des laboratoires vivants où dialoguent passé, présent et futur ».
À travers cette convention, la Guinée affirme clairement sa volonté de préserver son identité culturelle et de renforcer sa souveraineté patrimoniale, à l’image de grandes institutions internationales comme le Louvre ou le British Museum.
Un financement inédit pour la culture
La convention signée porte sur un prêt souverain de 16 millions d’euros, accordé par l’AFD sur une durée de vingt ans, avec sept années de grâce. Une première à cette échelle dans le secteur culturel guinéen.
La ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a souligné le caractère exceptionnel de cet engagement.
« Investir dans la culture, c’est investir dans une richesse qui dépasse le matériel. C’est croire en un développement profond, intellectuel et spirituel », a-t-elle soutenu.
Elle a également mis en avant la cohérence des politiques publiques, où la culture s’inscrit désormais au même rang que les infrastructures, l’éducation ou la santé.
Un musée du XXIe siècle en perspective
Le projet vise à transformer le Musée National de Guinée en une institution moderne et attractive, conforme aux standards internationaux.
Quatre axes majeurs structurent cette transformation : la réhabilitation et extension du site de Sandervalia, avec des infrastructures modernes et écologiques ; la refonte muséographique avec une programmation dynamique et représentative de la diversité culturelle guinéenne ; le renforcement de la gouvernance grâce à un dispositif de gestion performant ; ainsi que la promotion de l’égalité de genre dans l’accès à la culture et la création artistique.
Longtemps fermé et marqué par la vétusté, le musée entame ainsi une véritable renaissance.
Un enjeu continental : la restitution du patrimoine
Au-delà de la modernisation, ce projet répond à un défi majeur pour l’Afrique : la restitution des biens culturels conservés à l’étranger.
Selon le ministre Moussa Moïse Sylla, ce musée rénové sera « l’écrin digne » capable d’accueillir ces trésors appelés à revenir sur le continent. Une étape cruciale dans le processus de réappropriation culturelle africaine.
Un partenariat historique entre la Guinée et la France
Prenant la parole, le Directeur général de l’AFD, Rémy Rioux, a rappelé la profondeur des relations entre la France et la Guinée, marquées par plusieurs décennies de coopération.
Depuis 2016, les financements de l’AFD en Guinée ont été multipliés, atteignant près de 800 millions d’euros investis dans des secteurs clés : énergie, agriculture, santé et éducation. Mais pour lui, ce projet culturel revêt une dimension particulière :
« Financer la culture par un prêt, c’est croire en l’avenir. C’est affirmer que la culture crée de la richesse, du bien-être et du sens. »
Une vision présidentielle affirmée
Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision du président Mamadi Doumbouya, qui ambitionne de bâtir une Guinée moderne, fière de son identité et tournée vers l’avenir.
Pour les autorités, le développement économique ne peut être durable sans un socle culturel solide.
Un levier pour la jeunesse et l’attractivité du pays
Au-delà de sa dimension patrimoniale, le futur musée se veut : un espace éducatif pour la jeunesse ; un lieu de création et d’innovation et un outil d’attractivité touristique. Il ambitionne de devenir l’une des institutions culturelles majeures du continent africain.
Une nouvelle ère pour la culture guinéenne
La signature de cette convention ne se limite pas à un simple engagement financier. Elle symbolise une transformation profonde : celle d’un pays qui choisit de valoriser son histoire pour construire son avenir. Comme l’a conclu le ministre Moussa Moïse Sylla :
« Nous ne signons pas seulement un document. Nous posons les bases d’une Guinée rayonnante, consciente de son identité et résolument tournée vers l’avenir. »
Avec ce projet, la Guinée franchit un cap décisif : faire de la culture non plus un héritage passif, mais un moteur actif de développement.
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