Le DGA du FIM, Bangaly Steve Touré alerte sur l’urgence d’un laboratoire national pour valoriser les mines guinéennes

il y a 2 heures 20
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Le dimanche 29 mars 2026, le débat a été vif au sein de la commission finance du Conseil National de la Transition (CNT), où l’équipe du Fonds d’Investissement Minier (FIM) était invitée pour défendre son Budget d’Affectation Spécial (BAS).

Le directeur général adjoint, Bangaly Steve Touré, représentant son directeur général Koulako Camara a transformé l’exercice en véritable plaidoyer pour doter la Guinée d’un laboratoire national, jugeant cette infrastructure indispensable pour garantir la souveraineté du pays sur ses ressources minières.

Selon Bangaly Touré, le FIM, chargé de financer les recherches géologiques, de renforcer les capacités institutionnelles du ministère des mines et de la géologie et d’accroître l’attractivité de la Guinée, se heurte à des obstacles majeurs. Malgré un taux d’encaissement de 32 % depuis septembre 2025, il déplore l’absence de moyens adéquats pour assurer un contrôle effectivité du Fonds d’Investissement Minier.

Notre pays a été le premier pays a mettre en place un Fonds Minier, malheureusement force est de constater que ce Fonds se meurt de jour en jour. Faisons une études comparatives avec les pays de la sous région ? Vous serez sidérer.

« Le rôle du Fonds d’Investissement est d’obtenir et de consolider l’indépendance totale du pays face aux sociétés minières. Aujourd’hui, aucune structure nationale, ni douane ni impôts, ne peut affirmer que la Guinée a la maitrise le prix de ses ressources exportées. Les sociétés exploitantes produisent elles-mêmes les données sur la qualité et la quantité des minerais, faute de laboratoire certifié, les prix dépendent a grande partie de ses deux facteurs », a-t-il martelé devant les membres de la commission.

Le FIM a financé depuis deux ans les études de faisabilité pour ce laboratoire stratégique, mais pour faute de ressources, le projet est aujourd’hui quasiment à l’arrêt.

Pour Bangaly Touré, la situation actuelle maintient la Guinée dans une position de dépendance, les sociétés minières étant à la fois juges et parties des analyses sur lesquelles repose la valorisation nationale. Autre sujet d’inquiétude : l’absence de direction préfectorale des Mines dans des localités clés comme Forecariah, symbole d’un manque de supervision locale et de gestion administrative dans les zones d’exploitation.

Face à ces constats, un échange soutenu avec la ministre des Finances, Mariama Cire, a permis de statuer sur l’urgence. Il a été décidé d’inscrire la construction du laboratoire national parmi les priorités absolues de l’exercice budgétaire 2026. Cette décision marque une avancée majeure vers une meilleure maîtrise guinéenne de ses richesses naturelles.

En marge de ces discussions, Bangaly Steve Touré a insisté sur la nécessité de poursuivre le retrait des permis d’exploitation des carrières, en incluant notamment les sites liés au projet Simandou, projet d’utilité publique, ainsi que ceux détenus par des étrangers.

« La loi sur le contenu local est claire : l’exploitation des carrières est réservée aux Guinéens je ne doute pas des capacités de l’actuel ministre des mines et de la Géologie, Bouna Sylla à prendre en compte ce sujet », a-t-il rappelé.

Youssouf Keïta

 

 

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