L’œil de Guinéenews : méconnaissance du code de la route ou simple bravade des règles de circulation ?

il y a 2 heures 17
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La question mérite d’être posée. Nous sommes au pont Bambéto, dans le sens Kipé-aéroport. Ce qu’on voit se passer là, au quotidien, du point de vue de la circulation routière, s’observe dans les deux sens. Le portique de sécurité sur lequel sont fixés ces panneaux de signalisation, que l’on voit là, a été installé par le directeur général de l’agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER), en compagnie de celui de l’observatoire national des routes (ONR). C’était, peu avant l’inauguration officielle dudit pont. L’objectif est de sécuriser le trafic routier en ces lieux et prévenir les accidents de la circulation qui risquent de se produire fréquemment sur cette route, très fréquentée, à toute heure, du jour et de la nuit.

Sur le portique installé, on voit quatre panneaux de signalisation. C’est le premier, en haut, à partir de la gauche qui nous intéresse ici.  Quoique plissé par le haut, on distingue cependant bien, les symboles qui y sont représentés. Quiconque les voit, en comprend la signification, même s’il est illettré, à plus forte raison, s‘il a appris le code de la route, à l’auto-école. Pour faire simple, on dira que ce symbole interdit l’accès de la route aux piétons, motocyclistes et poids lourds. En plus, les autres panneaux sont aussi, tous des panneaux d’interdiction. Ils signifient, respectivement, en des termes bien simples :

-interdiction de dépasser la vitesse maximale de 50 km/h ;

-interdiction de dépasser la hauteur de 2, 9 m, chargement compris ;

-interdiction de dépasser tout engin à moteur, de plus de deux roues.

Mais, que voit-on là ? Aucun respect de cette règlementation. Les motocyclistes y passent, sans en tenir compte. Pour eux, cette règle prescrite ne les concerne point. Ils n’en ont que faire. On les voit même faire des manœuvres inattendues à cet endroit, pour passer d’un point à un autre de ces embranchements routiers. Par exemple, ils quittent la chaussée sur le flanc droit, du côté de la pharmacie, située à cet endroit, pour se retrouver directement sur la route qui passe au centre, vers l’aéroport ou vers Kipé. Pourtant, cela est formellement interdit, puisque prescrit par la signalisation et très dangereux pour la circulation. Mais, ils n’en ont que faire. C’est le cadet de leurs soucis.

Il y a aussi, autre chose d’assez grave qui mérite d’être évoqué : on voit, quelque fois, quand les véhicules sont bloqués, pour cause d’embouteillage, des piétons ou des vendeurs à la sauvette (garçons et filles) qui se  retrouvent, dans cette allée à l’allure d’un tunnel, pour proposer des objets divers aux automobilistes et motocyclistes, Tous ces mouvements sont pourtant interdits. Que faire alors ? Laisser continuer ou punir les coupables ? Les motos qui empruntent cette route, au quotidien, se comptent aujourd’hui, par centaines voire par milliers. Comment dérouter tout ce monde et les faire passer sur les  voies latérales ?   Les décideurs vont certainement le spécifier, à temps utile. On entend quelques-uns parler de bande ou de piste cyclable à aménager pour le passage des engins à deux roues. Ce qui serait la solution définitive, affirment-ils. Ils ont, sans doute raison, mais, est-ce que cela est possible à faire, en ce moment ? Voilà une autre question qui vient s’ajouter au grand lot d’interrogations déjà formulées, plus haut.

Nous espérons ne pas nous tromper quand nous disons que, là aussi, les décideurs vont avoir le dernier mot. En attendant, il faut bien gérer la réalité du moment, celle que nous avons en face. Respectons le code de la route et soyons toujours prudents. Pour la protection des nombreux usagers qui empruntent cette route !

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