PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]

Le Musée national de Guinée, situé dans le quartier Sandervalia, dans la commune de Kaloum à Conakry, s’apprête à faire peau neuve.

Ce lundi 30 mars 2026, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, et l’Agence française de développement (AFD), ont signé une convention visant à financer la réhabilitation et l’extension dudit site.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, de l’ambassadeur de France en Guinée, ainsi que de nombreux acteurs et passionnés de la culture guinéenne.
Le projet est financé à hauteur de 16 millions d’euros sous forme de prêt, avec des conditions de remboursement souples sur plusieurs années.
Prenant la parole pour la circonstance, le ministre Moussa Moïse Sylla a souligné que cet appui témoigne de la confiance des partenaires dans les projets culturels du pays.

Selon lui, le Musée national de Guinée possède une histoire qui mérite d’être rappelée :
« Inauguré dans les années qui ont suivi notre indépendance, il a longtemps été le reflet de l’ambition culturelle de notre jeune nation. Ses collections ethnographiques, archéologiques et photographiques constituent un patrimoine inestimable, le récit matériel et immatériel de notre civilisation, de nos ancêtres, de nos traditions et de notre génie créateur. Hélas, le temps, le manque de moyens et les vicissitudes de notre histoire ont eu raison de cet établissement. Longtemps fermé au public, ses bâtiments en état de vétusté avancée, ses collections préservées dans les réserves faute d’espaces d’exposition, le Musée de Sandervalia attendait son renouveau », a-t-il déclaré.
Poursuivant, il a détaillé les grandes composantes du projet en ces termes :
« La première composante porte sur la réhabilitation, l’extension et l’équipement du musée, selon des standards environnementaux et bioclimatiques ambitieux, adaptés à notre climat et respectueux de notre environnement, sur un site sécurisé d’environ 8 000 mètres carrés au cœur de Sandervalia ; La deuxième composante concerne l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet culturel et scientifique de grande ambition : un parcours muséographique repensé, une programmation culturelle vivante et représentative de la diversité guinéenne, des expositions temporaires et des prêts de collections ; La troisième composante vise à doter le musée d’une gouvernance efficace et pérenne, avec une cellule de suivi de projet rattachée au Secrétariat général du ministère, soutenue par l’expertise de la société Expertise France ; La quatrième composante, enfin, s’attelle à réduire les inégalités femmes-hommes en matière d’accès à la culture et à promouvoir la place des femmes dans la création et la vie culturelle guinéenne », a-t-il ajouté.
De son côté, Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, s’est réjoui de la signature de cette convention entre son institution et l’État guinéen :

« Je suis particulièrement heureux aujourd’hui, parce que je termine mon mandat en signant un projet dans le domaine de la culture. C’est quelque chose que nous avons porté pendant de nombreuses années. Je rappelle que le développement et la culture ne sont pas opposés. Nous sommes très fiers, au nom de la France et de l’AFD, de ce projet. Nous sommes également fiers que le gouvernement guinéen accepte de s’endetter pour le financer. Je pense que l’investissement dans la culture va créer suffisamment de richesse et de bien-être… Cette signature est le signe de l’engagement des autorités à mettre au même rang les infrastructures matérielles, les infrastructures de base et les infrastructures culturelles. »
Pour la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, ce projet contribuera directement à la création d’emplois, au développement d’un tissu culturel dynamique, ainsi qu’au renforcement de l’attractivité touristique et scientifique de la Guinée.

« La convention que nous signons aujourd’hui traduit une logique de responsabilité partagée : l’AFD apporte un important concours financier, à hauteur de seize millions d’euros, destiné strictement au financement des dépenses éligibles du projet, tandis que l’État guinéen s’engage à assurer la contrepartie, notamment la prise en charge des taxes via les instruments nationaux prévus. En outre, la garantie du maintien des ressources humaines et financières nécessaires au fonctionnement futur du musée, ainsi que la transformation du Musée national de Guinée (MNG) en établissement public administratif, sont des conditions essentielles à la pérennité du projet. Ces engagements sont cruciaux et nous les assumons pleinement. »
A l’en croire, la réussite de ce projet exige une gouvernance irréprochable :
« Nous réaffirmons notre détermination à appliquer rigoureusement les procédures de passation des marchés, à garantir la transparence dans l’utilisation des fonds et à permettre des audits réguliers et indépendants. Ces garanties visent à protéger l’intérêt public et à assurer à nos partenaires que chaque euro investi bénéficiera à nos compatriotes à travers des résultats tangibles », dira-t-elle
Youssouf Keïta
L’article Extension du Musée National : la Guinée et l’AFD scellent une convention de 16 millions d’euros est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
.png)
il y a 2 heures
16



















English (US) ·