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Le ciel guinéen s’apprête à accueillir de nouveau ses propres couleurs. Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement a officiellement annoncé l’arrivée imminente d’une flotte aérienne à Conakry. Mais cette fois, le modèle économique change radicalement : l’État se fait discret pour laisser les commandes aux professionnels du secteur privé.
Fini l’époque où la compagnie nationale était gérée comme une administration publique. Pour ce nouveau départ, selon Ousmane Gaoual Diallo, le gouvernement a opté pour un partenariat public-privé (PPP) stratégique. Si l’État guinéen reste présent au capital en tant qu’actionnaire, il délègue entièrement la gestion opérationnelle à des partenaires privés déjà identifiés.
« Ce ne sont pas des avions de l’État. L’État est actionnaire, mais c’est le privé qui va gérer », a rapporté le ministre des Transports.
Aux dires du porte-parole du gouvernement, cette décision répond à une volonté claire : protéger la nouvelle compagnie des interférences politiques et des lourdeurs bureaucratiques qui ont conduit, par le passé, à la faillite des initiatives précédentes.
L’objectif affiché est d’éviter que la « mauvaise gestion » ne vienne une nouvelle fois court-circuiter les ambitions nationales. En confiant les manettes à des experts, le gouvernement souhaite que les exigences économiques priment sur toute autre considération, selon Ousmane Gaoual Diallo.
Le ministre a été transparent sur les risques évités : empêcher que les entreprises ne « lèvent un volume de mèche » ; une expression qui souligne les dérives financières et les déficits chroniques qui ont historiquement plombé les finances publiques.
Si aucun calendrier précis n’a été détaillé, l’annonce de l’arrivée « très prochaine » des appareils à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré suggère que les préparatifs techniques sont en phase finale. Les partenaires sont déjà en place, et les voyants semblent au vert.
Cette nouvelle compagnie ne se veut pas seulement un symbole de souveraineté, mais un outil de développement économique viable, capable de répondre aux standards internationaux de l’aviation civile.
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il y a 2 heures
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