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Dans un communiqué daté du 5 janvier 2025, consulté par Mediaguinée, le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Daouda Ngom, s’est insurgé contre le recrutement d’une soixantaine d’enseignants-chercheurs sénégalais dans la sous-région. Bien que la note ne cite pas formellement la Guinée, tout laisse penser que le pays est concerné.

Le ministre rappelle aux enseignants concernés que « la loi numéro 61-33 du 15 juin 1961, relative au statut général des fonctionnaires, modifiée, consacre en son article 9 le principe d’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique et prévoit de façon limitative les modalités de cumul ».
Il ajoute : « L’article 11 de la loi numéro 81-59 du 9 novembre 1981, portant statut du personnel enseignant des universités, régit les modalités d’utilisation hors cadre des agents concernés ».
Au regard de ces dispositions, et afin de clarifier la situation, le ministre a invité les recteurs des universités publiques du Sénégal à vérifier les informations relatives au recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais dans la sous-région.
Concernant le protocole d’accord signé entre la Guinée et le Sénégal à Conakry le 23 mai 2025, relatif à la coopération universitaire et scientifique, le ministre précise que celui-ci prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants.
« Les modalités de mise en œuvre dudit protocole seront discutées dans le cadre du comité de suivi qui sera institué et rendues publiques en temps opportun », a-t-il souligné.
Par ailleurs, le ministre a invité les recruteurs et les chefs d’établissement à veiller au respect scrupuleux de la réglementation en matière d’administration et de gestion des personnels enseignants et de recherche, et à prévenir tout cumul d’emplois irrégulier.
Contrairement à certaines perceptions de l’opinion publique sur le manque « d’attractivité » du système éducatif sénégalais, la « fuite des cerveaux » ou la « dévalorisation » de ses universités, le ministre Daouda Ngom affirme que les universités sénégalaises font partie des plus attractives de la sous-région. « Elles se distinguent par la qualité de leur milieu académique et la valorisation constante des rémunérations, considérées comme parmi les plus élevées dans l’espace francophone d’Afrique subsaharienne », a-t-il répondu.
À ce jour, Conakry n’a pas encore réagi aux propos du ministre sénégalais. Il est toutefois important de rappeler que, via un appel d’offres en date du 1er juillet 2024, le ministère guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation -dirigé par Alpha Bacar Barry- avait lancé un recrutement de 250 enseignants-chercheurs pour les institutions publiques guinéennes, ouvert à des candidats de nationalité guinéenne ou étrangère. Les profils recherchés étaient notamment des titulaires de doctorat (PhD) en mathématiques, ingénierie, informatique, entre autres.
Désormais, informe le journal sénégalais L’Observateur, cité par Seneweb, les enseignants sénégalais recrutés dans la sous-région devront choisir entre la fonction publique sénégalaise et celle du pays qui les a recrutés.
Affaire à suivre…
Lébéré Baldé
L’article Recrutement de 59 universitaires : la fuite des cerveaux sénégalais vers la Guinée agace Dakar est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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