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Le procès de l’ex-président de la Cour constitutionnelle s’est poursuivi ce lundi 2 mars devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Dr Mohamed Lamine Bangoura a notamment été interrogé par l’avocat de la partie civile.
Me Pépé Antoine Lamah est longuement revenu sur la gestion des fonds spéciaux alloués à la Cour constitutionnelle par la présidence de la République à l’occasion des élections sous Alpha Condé.
Le prévenu a reconnu que la gestion de ces fonds spéciaux n’a pas fait l’objet de documents comptables, mais qu’elle a plutôt été matérialisée par des procès-verbaux.
« Pourquoi la gestion de ces fonds spéciaux n’a-t-elle pas fait l’objet de documents comptables alors qu’ils ont été utilisés dans le cadre de l’exécution des activités ordinaires de la Cour ? », a enchaîné le conseil de l’État guinéen.
Dr Bangoura a répondu que ces fonds provenaient de la présidence afin d’accompagner son institution à l’occasion des élections présidentielle, législatives et référendaire, la Cour ne disposant, selon lui, d’aucune autre ressource que la subvention d’un milliard deux cents millions de francs guinéens qui lui était versée quatre fois par an.
Il a ajouté que tous les autres conseillers étaient informés de l’existence de ces fonds d’accompagnement. Le juge lui a alors demandé si cette pratique était orthodoxe : à l’occasion des élections, qu’un des candidats alloue des fonds à l’institution.
« Il ne nous les donnait pas en tant que candidat, mais en tant qu’institution, parce que nous n’avons pas de fonds », a répondu le prévenu.
Répondant à d’autres questions, Dr Mohamed Lamine Bangoura a nié les allégations de ses anciens collègues comme Ahmed Terna Sanoh, Dr Ansoumane Sacko et Mountaga selon lesquelles il aurait transformé le comité de trésorerie en organe de contrôle interne, alors que le comité n’avait, selon eux, aucune base légale et que l’organe n’aurait pas fonctionné normalement, lui et le directeur administratif et financier (DAF) étant respectivement ordonnateur et comptable.
La question de la gestion du loyer de la Cour a également été abordée. Le prévenu a indiqué que cette gestion ne relevait pas de lui, mais des services centraux, même s’il était signataire du contrat.
Mohamed Lamine Bangoura reste droit dans ses bottes. Il ne reconnaît ni les faits de détournement de deniers publics, ni ceux d’enrichissement illicite, de corruption ou de blanchiment de capitaux.
À l’issue des questions de l’avocat de l’État, la Cour a renvoyé l’affaire au 9 mars pour la comparution des prévenus en fuite, la communication des pièces par la seconde partie civile, un greffier qui réclame plus de deux milliards de francs guinéens, et la poursuite des débats.
Sékou Diatéya
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il y a 1 heur
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