Non ! Monsieur Nanfo Diaby, vous êtes dans l’égarement absolu (Par Ibrahima Sory Cissé)

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Suite au communiqué des Autorités en charges des Affaires Religieuses, la communauté musulmane de Guinée a fêté AID EL-FITR le Dimanche 30 mars 2025 sur toute étendue du territoire nationale.

En marge de cette célébration, nous avons suivi avec indignation, et comme à l’accoutumé d’ailleurs, notre NANFO ISMAEL DIABY NATIONAL qui dirigeait la prière en langue MANINKA.

Il faut rappeler que Monsieur NANFO a effectué son Hajj en 2024, cinquième plier de l’islam, qui a été chaleureusement accueilli par le monde musulman de Guinée tout en estimant que cela pourrait améliorer davantage sa conduite dans la pratique de la religion musulmane.

En effet, Elhadj NANFO maitrisant parfaitement l’Alphabet N’KO se sert de la transcription du noble CORAN dans cette écriture pour prier en langue maninka.

Pour la petite histoire, N’KO est une écriture inventée par l’éminent érudit, Elhadj Solomana KANTE dans l’objectif de permettre l’accès facile à la connaissance scientifique et religieuse par tous ceux qui apprendront cette magnifique écriture. Il est à souligner que, ce grand savant, linguiste, littéraire et pédagogue, avait une référence en matière de connaissance du coran et des pratiques islamiques mais n’a jamais prié en langue maninka jusqu’à son rappel à DIEU le 23 novembre 1987 à Conakry. Qu’ALLAH l’accorde le paradis.

Par contre, il semblerait qu’Elhadj NANFO n’a étudié qu’en N’KO, il n’a jamais appris le coran dans sa forme initial, c’est à dire en langue coranique et il ne peut lire qu’en N’KO. Si cela est vrai, nous pouvons dire que c’est par complexe il continu à prier langue Maninka.

En utilisant la transcription du CORAN en NKO pour prier en langue Maninka, constitut un égarement non seulement pour lui mais aussi pour les fidèles qui le suivent car nous ne cessons de répéter que le coran traduit facilite sa compréhension pour les musulmans non arabes, mais n’est pas le CORAN.

Il est important de rappeler que   dans l’islam, les prières obligatoires (Salat) sont effectivement effectuées en arabe. Cela s’explique par le fait que l’arabe est la langue dans laquelle le Coran a été révélé, et les prières comprennent des versets coraniques ainsi que des invocations spécifiques qui doivent être récités dans cette langue.

Cependant, il est également reconnu que les non-arabophones peuvent éventuellement apprendre les significations des prières et les réciter dans leur langue maternelle en dehors des prières obligatoires, notamment lors des invocations personnelles (Dua) où l’important est l’intention et la dévotion dans la prière.

Plusieurs Hadiths du Prophète Muhammad (paix et bénédictions soient sur lui) indiquent que les prières doivent être récitées en arabe comme ce Hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim : Le Prophète Muhammad (SAW) a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. » (Sahih Bukhari).

A partir de ce HADITH nous donnons des explications suivantes :

  1. Le Hadith « Priez comme vous m’avez vu prier » :

Ce Hadith, rapporté par Al-Bukhari et Muslim, souligne l’importance de suivre l’exemple du Prophète Muhammad (paix et bénédictions soient sur lui) dans l’accomplissement des prières. Il affirme qu’il est essentiel pour les musulmans de PRATIQUER la Salat de la même manière que le Prophète l’a pratiquée, ce qui inclut la langue arabe dans laquelle il récitait les versets.

  1. Importance de la récitation de la Fatiha :

Un autre Hadith pertinent est celui où le Prophète a dit : « Il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas l’ouverture du Livre (la Fatiha) » (rapporté par Al-Bukhari et Muslim). Cela renforce l’idée que la Fatiha, qui est récitée en arabe pendant chaque rak’at, est fondamentale pour la validité de la prière.

  1. Hadith sur la récitation dans la prière :

Un autre Hadith rapporte que le Prophète (SAW) a dit : « Récitez le Coran en arabe, car je suis un Arabe. » (Rapporté par Ibn Majah). Cela illustre clairement que la langue de la récitation est significative et doit être respectée lors des prières.

  1. Conséquences de ne pas prier en arabe :

Les juristes islamiques s’accordent à dire que si une personne prie en utilisant une autre langue pour les versets coraniques obligatoires, cela peut rendre la prière invalide. Cela se base sur l’importance de la langue dans l’expression des concepts spirituels et des invocations.

  1. Autres invocations :

Bien que les prières obligatoires doivent être en arabe, il est important de noter que les musulmans peuvent faire des invocations personnelles (Dua) dans leur langue maternelle en dehors des prières obligatoires, ce qui montre la flexibilité et l’accessibilité de la foi islamique.

S’il est admis par tous les savants musulmans que toute prière obligatoire sans lire la fatiha n’est pas valide, il important de signifier à Monsieur Elhadj NANFO que la traduction ou l’interprétation qu’il donne à cette sourate est discutable.

Prenons seulement la traduction du verset 5 de la Fatiha :

                                    IYYAKA NA A‘BUDU WA ’IYYAKA NASTA‘IN (5)

Monsieur Nanfo traduit ce verset en langue Maninka comme suit :

                               ANYI ILELE BATOULA, ANYI ILELE MATARALA.

 En traduction directe nous pouvons dire c’est toi que nous adorons, c’est toi que nous quémandons.

MATARALI en maninka veut dire beaucoup de choses tel que : quémander, demander, réclamer, solliciter etc.

Cette traduction de Monsieur NANFO du verset 5 de la Fatiha me parait très léger par rapport à la profondeur du sens de ce verset.

Étant donné que chacun traduit les versets du coran selon sa compréhension et dans les limites de sa connaissance, comme je peux donner cette autre traduction qui, à mon humble avis est plus proche du sens du verset que celui de NANFO. Cette traduction est la suivante :

ANYI ILELE KELEN BATOULA, ANYI DEMANNI YININ NA ILELE KELEN FE

Sans prétendre traduire ou interpréter la parole d’ALLAH, parce qu’ayant non seulement une connaissance limitée en la matière mais également la parole divine qu’est le CORAN est intraductible. Par conséquent, toutes les traductions ou interprétations humaines sont des à peu près pour faciliter la compréhension du sens des versets du CORAN.

Le Coran, lui-même, parle de manière explicite, de son inimitabilité. A plusieurs reprises.  Les humains sont mis au défi par Dieu lui-même concernant le Coran comme indiqué dans les sourates suivantes :

« Dis : même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres » (Le Coran, S17, V88). Et encore cet autre défi  

« Si vous avez un doute sur ce que nous avons révélé à Notre Serviteur, tâchez donc de produire une sourate semblable et appelez vos témoins, [les idoles] que vous adorez en dehors d’Allah si vous êtes véridiques. Si vous n’y parvenez pas et, certainement, vous n’y parviendrez jamais, parez-vous donc contre le feu » (Le Coran 2/23-24).

Après consultation des différentes traductions ou interprétations, la plupart des traducteurs concourent à la traduction suivante du verset 5 de la FATIHA :

C’est Toi (seul) que nous adorons, c’est Toi (Seul) dont nous Implorons secours (5).

Ce verset établit la relation d’adoration entre le croyant et Allah, affirmant que seule Lui mérite d’être adoré et que seule Sa guidance et Son aide sont recherchées.

Puisque l’adoration signifie humilité, d’après la loi religieuse, elle veut dire aussi l’amour idéal, la soumission, la crainte… nous pouvons donc dire en interprétant ce verset 5 : Nous N’ADORONS PAS UN AUTRE DIEU QUE TOI et nous ne nous confions qu’à Toi, TELLE EST LA PARFAITE SOUMISSION. La religion musulmane est basée sur ces deux sens : le premier est le désaveu du polythéisme, et le second l’aveu qu’il n’y a ni puissance ni force qu’en ALLAH à qui on confie notre sort comme clairement mentionné dans le verset ([Coran 11, 123] …. Adore-Le donc et place ta confiance en LUI).

Lors de son HAJJ en 2024, Elhadj NANFO avait effectué la rituelle relative à la lapidation du SATAN (JAMRATUL AQABA) à mina après avoir ramassé les cailloux à Muzdalifah

La lapidation de Jamrat al-Aqaba est un rituel important qui fait partie du Hajj, le pèlerinage musulman à La Mecque. Ce rituel symbolise le rejet du mal et de la tentation, représentant l’acte de lapider Satan.  Dans le Coran, Satan est généralement désigné par le terme « Iblis ». Il est présenté comme un être créé à partir du feu, qui a désobéi à Dieu en refusant de se prosterner devant Adam, la première créature humaine. Cette désobéissance est souvent interprétée comme un acte d’orgueil et de défi envers Dieu.

IBLIS était parmi les djinns et a été élevé au rang des anges en raison de sa piété. Cependant, lorsqu’il a été ordonné de se prosterner devant Adam, il a refusé, déclarant qu’il était supérieur à Adam car il avait été créé à partir du feu, tandis qu’Adam avait été créé à partir de l’argile (Réf: Coran 7:11-18).

Conséquence de cette rébellion, il a été maudit. C’est ainsi qu’il a demandé à Dieu un délai jusqu’au Jour du Jugement pour tenter d’égarer les humains du droit chemin ( Réf Coran 15:36-40).

En tant que frère musulman, et   nous ne voulons pas que Monsieur NANFO et ses fidèles soient des adeptes du Satan. Il est temps pour lui de se repentir après son  HAJJ en 2024 sous les regards satisfaisant des autorités en charges des affaires religieuses dans notre pays. Les plus grands féticheurs se sont repentis et sont devenus des grands prêcheurs que nous avons connus.  MONSIEUR NANFO DOIT SE REPENTIR EN CESSANT D’EGARER NOS ENFANTS QUI SONT AUJOURD’HUI SANS REPERE 

En effet, si la sourate Al-Fatiha, qui est la première sourate du Coran, est souvent considérée comme un résumé de la foi islamique. Sa récitation comme telle  est une obligation dans toutes prières et le verset 5 de cette sourate renferment des notions :

  1. De monothéisme : Ce verset affirme le concept fondamental de l’Islam, qui est le monothéisme. Il souligne que seul ALLAH mérite d’être adoré et vénéré, rejetant toute forme de polythéisme.
  2. D’Adoration et de dévotion : L’expression « C’est Toi (Seul) que nous adorons » met l’accent sur la pureté de l’adoration. Cela implique une soumission totale à ALLAH, reconnaissant Sa grandeur et Sa souveraineté.
  3. De demande d’aide divine : La phrase « c’est Toi (Seul) dont nous implorons le secours » indique que les croyants se tournent vers ALLAH pour obtenir de l’aide et du soutien dans tous les aspects de leur vie. Cela témoigne de la dépendance des humains envers leur Créateur et de la reconnaissance que toutes les capacités et ressources proviennent de Lui.
  4. De la relation entre le croyant et son Créateur : Ce verset établit une relation personnelle et directe entre le croyant et le Tout Puissant ALLAH. En affirmant que l’on adore ALLAH et que l’on demande Son aide, le croyant reconnaît son besoin de guidance, de protection et de soutien spirituel.
  5. Du fondement de la prière : Ce verset est souvent considéré comme le fondement de la prière dans l’Islam. Il rappelle aux musulmans l’importance de se tourner vers ALLAH dans la prière, en reconnaissant leur dévotion et en demandant Son assistance.

Ce verset 5 de la sourate Al-Fatiha est une déclaration puissante de foi monothéiste et d’humilité, qui résume la relation d’adoration, de dépendance et de recherche d’aide entre le croyant et ALLAH. C’est pourquoi j’affirme sans risque de me tromper que la  traduction du verset 5 de la FATIHA par NANFO DIABY pendant ses prières n’englobe pas toutes ces caractéristiques divines.

Bien que les traductions du Coran soient précieuses pour transmettre le message à un public plus large, elles ne sont généralement pas considérées comme le Coran dans son intégralité par les musulmans. Le texte original en arabe coranique reste central dans la foi et la pratique islamiques.

IBRAHIMA SORY CISSE

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