N’zoo/ Lola : le développement rapide de la culture du cacao favorise un exode très marqué vers N’zoo

il y a 2 jours 80
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La sous-préfecture de N’zoo, située dans la préfecture de Lola, a émergé en tant que pôle d’attraction économique, en raison de ses activités de production, de commercialisation et de transport de l’or brun, selon les informations fournies par les autorités locales.

Sinata Traoré, vice-président de la délégation spéciale de N’zoo explique : « ici, à Nzoo, nous sommes très ravis de voir que la jeunesse de notre sous-préfecture s’adonne à la culture du cacao maintenant. Avant, les gens ne prenaient pas cette activité au sérieux. Mais, depuis l’arrivée des Ivoiriens et des Burkinabés, qui s’impliquent fortement dans ce secteur, ils ont pris goût et ont été initiés à la culture de cacao et à son traitement. Maintenant, ils se sont entièrement intéressés à cette culture et à Nzoo, la production du cacao commence à prendre de l’essor. Concernant la contrebande, quelque part je peux dire que c’est vrai, en partie et faux de l’autre. Je vais vous dire le pourquoi. Vous savez, au départ, quand on n’était pas initié, les gens partaient en Côte d’Ivoire pour acheter le cacao. 

Actuellement, la production locale est plus importante que la contrebande.
La sous-préfecture produit beaucoup plus aujourd’hui. Idem que les autres.
Seulement, les plants sont jeunes et ils ne produisent pas comme les vieux plants.
Aujourd’hui, les jeunes se refusent de faire la culture du riz, au profit de celle de cacao et de café.
Il n’y a plus de place en Côte d’Ivoire, les gens sont maintenant ici, pour la culture. »

Selon lui, cette ruée n’est pas sans conséquence : « C’est comme l’or, les producteurs viennent de partout. Cela veut dire que dans les prochaines années, on peut compter sur la Guinée, pour la production. »
Chaque année, la production augmente à Nzoo, ce qui attire les grands commerçants. A preuve, il y a une grande différence entre 2025 et 2024.  Les magasins poussent aujourd’hui, comme des champignons.
L’exode que connaît N’zoo impacte sur la vie de la sous-préfecture.

« Aujourd’hui, à partir de 9 heures et jusqu’à 10 heures, il y n’y a plus de riz à manger dans les gargotes, parce qu’il y a beaucoup de monde maintenant. Les gens quittent Beyla, Kankan, Siguiri, Labé, même Conakry, pour venir ici, par motos-taxis. Donc, la population a augmenté et le mode de vie a changé.
Beaucoup viennent à N’zoo pour le transport de cacao.
Tu prends un sac dans un campement, distant de quelques kilomètres seulement, pour l’envoyer au centre ici, cela se négocie, de 180 000 à 200 000 francs guinéens. Imaginez-vous, si tu fais ça toute la journée, tu peux transporter jusqu’à 8 sacs et plus, selon la distance. C’est ça qui motive les gens à N’zoo. Mais, si on laisse les jeunes faire seulement ce genre d’activités chaque jour, ça va jouer sur eux, à la longue. Il faut qu’on vienne nous aider, en construisant des écoles pour apprendre les métiers. Le problème, c’est que la plupart des gens qui font ce transport ne savent, ni lire ni écrire.
Nous demandons au ministre de l’Agriculture d’appuyer les producteurs de cacao et de café.
C’est l’une des meilleures façons de réduire la pauvreté et de protéger la nature. La riziculture est difficile, avec moins de rendement. »

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