PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Ce 1er mars marque le 66ᵉ anniversaire de la monnaie guinéenne, le franc guinéen. Créé en 1960, deux ans après l’indépendance du pays, il symbolise l’affirmation de la souveraineté économique de la Guinée et sa volonté de rompre avec l’héritage monétaire colonial. Mais en 2026, cette date anniversaire intervient dans un contexte particulier. Celui d’une crise persistante de liquidité qui affecte le pays depuis plus d’un an.
En ce 66ᵉ anniversaire donc, la symbolique de la souveraineté monétaire contraste fortement avec la réalité quotidienne de nombreux Guinéens. Depuis plus d’un an, le pays fait face à une crise aiguë de liquidité : pénurie de billets dans les banques, plafonnement des retraits, difficultés pour les entreprises à honorer leurs paiements, tensions accrues sur le marché informel.
Les longues files d’attente devant les guichets, les retards de paiement des fournisseurs et la hausse des transactions en espèces sur les marchés parallèles illustrent cette situation. Pour les ménages, cela se traduit par des difficultés d’accès à leur propre argent, pour les commerçants, par une baisse des échanges et une méfiance croissante envers le système bancaire.
Dans un discours publié ce dimanche, le gouverneur de la BCRG a souligné que cet anniversaire coïncide « avec une phase décisive de transformation économique, caractérisée par le démarrage effectif des activités du projet Simandou, véritable levier stratégique pour la transformation structurelle de notre pays. Ce projet ouvre de nouvelles perspectives en matière de création de richesses, d’emplois, de mobilisation des recettes en devises et de renforcement des réserves de change, contribuant ainsi à consolider la stabilité macroéconomique de notre pays », lit-on.
Dr Karamo Kaba n’a également pas manqué de faire cas de la notation souveraine de la Guinée.
Pour lui, cela « constitue une avancée majeure, traduisant la reconnaissance des efforts engagés en matière de discipline macroéconomique et de crédibilité institutionnelle. Cette entrée renforce la visibilité et l’attractivité de notre pays sur les marchés financiers internationaux », a-t-il mentionné.
Concernant la crise de liquidité, le gouverneur de la BCRG a rappelé que son institution « s’est pleinement mobilisée face aux tensions récentes observées sur la disponibilité du cash ».
« Consciente des préoccupations légitimes des populations et des acteurs économiques liées à cette situation, elle a mis en œuvre des mesures appropriées visant à rétablir la fluidité des paiements et à renforcer la confiance du public dans notre monnaie nationale. À cet effet, des émissions conséquentes de billets ont été réalisées afin d’améliorer l’approvisionnement du système bancaire et de répondre efficacement aux besoins de l’économie », a-t-il indiqué.
Mais sur le terrain, les mesures n’ont pas du tout résolu la crise. Puisque le cash se fait de plus en plus rare.
À en croire Dr Karamo Kaba, « au-delà de ces réponses immédiates » qui n’ont visiblement pas fait long feu, la Banque Centrale s’est « inscrit dans une stratégie durable de modernisation du système de paiement, fondée, notamment sur la promotion active de la digitalisation des transactions financières ».
« Le développement des paiements électroniques et des solutions numériques vise à réduire progressivement la dépendance à l’égard du cash, à sécuriser les échanges et à favoriser une inclusion financière plus large. Dans le même élan, la Banque Centrale a engagé, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, plusieurs réformes structurantes », confie-t-il.
Récemment, le porte-parole du gouvernement guinéen Ousmane Gaoual Diallo abordait le sujet dans le même sens.
D’abord, il a fait savoir qu’il n’y a pas de crise de liquidité. Il a ensuite assuré que les autorités sont plutôt dans une logique de dématérialisation des paiements.
Même si ces initiatives sont considérées comme moyen de lutte contre la crise de liquidité, elles peinent à faire ses effets. En Guinée, l’usage du cash étant profondément ancré dans les habitudes, très peu de services proposent des paiements mobiles.
En attendant que les habitudes changent, les Guinéens souffrent le martyre pour avoir de la liquidité, leur permettant de faire leurs achats.
DOURA
.png)
il y a 2 heures
19





![[Revue de presse] Business lucratif entre geôliers et bagnards, l’AGRASC consolide son dispositif…à la Une des journaux](https://mediaguinee.com/wp-content/uploads/2021/02/Revue-1.jpg)













English (US) ·