Massacre du 28 septembre : Me Amadou Oury plaide pour “une prise en charge médicale des victimes”

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La phase des réquisitions et plaidoiries dans le procès du massacre du 28 septembre 2009 se poursuit par devant le Tribunal de Dixinn, ce mercredi 15 mai 2024. A l’ouverture de cette 3e journée, c’est Me Amadou Oury Diallo de la partie civile qui a pris la parole.

Dans sa plaidoirie, l’avocat est revenu sur les atrocités commises par l’armée contre des civils non armés le 28 septembre 2009. “Monsieur le président, une population civile ne peut compter que sur son armée pour sa protection, sa sécurité. L’armée dans sa composante qu’ils soient des militaires, des gendarmes, des policiers, tous les corps confondus, normalement, ils devraient être les premiers à entrer au paradis. Un militaire qui passe la nuit couché à la frontière avec son arme, en train de regarder à gauche et à droite si l’ennemi n’est pas en train de venir pour attaquer sa population, une seule nuit lui suffit largement pour entrer au paradis. Si les militaires savaient leur rôle, leur mission et la rétribution qui leur est réservée ici sur terre et à l’au-delà, ils allaient respecter et considérer la population. Il devrait y avoir un sentiment d’amour et de fraternité entre les militaires et les civils”, a souligné Me Amadou Oury Diallo.

Poursuivant, l’avocat s’interroge : “Où sont les disparus? Où sont les corps embarqués dans des camions militaires envoyés dans des camps militaires ? Où sont-ils? Si vous avez tué, d’accord c’est entre vous et Dieu, mais présentez nous les corps au moins pour qu’on puisse les enterrer dignement pour permettre aux familles éplorées leurs deuils (…)”

“Pour soulager les victimes des viols collectifs, des tortures, des exterminations, des disparitions forcées qui ne sont rien d’autres que des crimes contre l’humanité”, Me Amadou Oury sollicite que “l’Etat guinéen soit enjoint à une prise en charge médicale effective et totale de toutes les victimes malades pour le reste de leurs vies. Il y a des gens qui sont malades, il y a des femmes qui ont le Sida. C’est une malade à vie, on n’a pas pu l’éradiquer. Elles ont été rejetées par la société, par leurs maris, leurs enfants, leurs familles”, a-t-il sollicité tout en demandant au juge que “les accusés soient solidairement condamnés à payer tous les montants que mon prédécesseur Me Alpha Amadou DS Bah vous a communiqués.”

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