Marché de Matoto : la flambée des prix des denrées alimentaires inquiète vendeurs et ménages

il y a 2 heures 11
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À l’approche du mois saint de Ramadan, la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires met à rude épreuve commerçants et ménages à Conakry. Au marché de Matoto, vendeurs et clients dénoncent une cherté persistante de plusieurs produits de première nécessité, notamment le gombo, le piment, l’oignon et l’huile locale. Une situation qui suscite inquiétude et indignation, alors que beaucoup appellent les autorités à intervenir pour soulager la population.

Vendeuse de gombo au marché de Matoto, Maciré Bangoura se dit dépassée par l’envolée des prix, notamment celui du combo, pourtant produit localement. « Le sac de combo que nous achetions entre 180 000 et 200 000 GNF coûte aujourd’hui entre 1 200 000 et 1 300 000 GNF. Parfois, quand on revend, on ne gagne même rien », déplore-t-elle. Selon elle, la hausse touche presque tous les produits alimentaires : piment, aubergine, aubergine africaine et même l’huile rouge locale. « Une boîte de Gloria qui coûtait 2 500 GNF est désormais vendue à 4 000 GNF. Nous demandons vraiment l’aide des autorités pour faire baisser les prix avant le ramadan, car la nourriture devient de plus en plus difficile à avoir pour la population », plaide-t-elle.

Du côté des commerçants, Mamadi Camara tente d’expliquer certaines causes de cette flambée. Il évoque notamment une rupture temporaire de stock pour l’oignon. « Le bateau qui devait livrer les oignons a pris du retard, ce qui a provoqué une rareté sur le marché et une hausse des prix. Certains ont dû s’approvisionner au marché noir », explique-t-il. Résultat : le sac d’oignon, habituellement vendu entre 230 000 et 250 000 GNF, a dépassé les 400 000 GNF ces derniers jours. Toutefois, il note une légère baisse depuis l’arrivée récente du bateau. « Les prix commencent à redescendre autour de 350 000 GNF, mais le marché n’est pas encore totalement approvisionné », précise-t-il.

Chez les clients, l’inquiétude est tout aussi palpable. Mamè Touré, venue acheter de l’oignon au marché de Matoto, lance un cri de cœur.

Mamè Touré, venue acheter de l’oignon au marché de Matoto

« Le président Mamadi Doumbouya doit nous aider à faire baisser les prix des denrées alimentaires. Aujourd’hui, l’argent que le mari donne pour les dépenses ne suffit plus. Par exemple, le tas de poissons frais coûte 50 000 GNF, alors que parfois, le mari ne peut donner que 30 000 GNF pour les dépenses. Avec cet argent, comment acheter tous les condiments ? Quand on arrive au marché, on est perdu à cause des prix élevés », confie-t-elle.

Elle souligne la difficulté de nourrir sa famille avec un budget limité, citant le prix du poisson frais ou encore celui de l’oignon, désormais vendu à des tarifs jugés exorbitants. « Comment sommes-nous censés traverser cette période avec des enfants à nourrir ? », s’interroge-t-elle.

Face à cette situation, vendeurs et consommateurs appellent à une action urgente des autorités afin de stabiliser les prix et d’éviter une aggravation des difficultés économiques, surtout à l’approche du mois de Ramadan, période de forte consommation alimentaire.

Hadja Saran DIAKITE et Hadiatou Barry pour Guineematin.com

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