L’égalité des chances en question et non à la phobie de l’enseignement franco-arabe en Guinée (Par Ibrahime Mansaré, SNEFAG)

il y a 22 heures 70
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

À l’attention du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) et des autorités de la Transition
La refondation de l’État guinéen ne peut se faire sans une justice éducative. Aujourd’hui, un constat amer s’impose : l’élite de demain semble être triée sur le volet selon des critères qui excluent systématiquement une partie brillante de notre jeunesse : les lauréats du profil Franco-Arabe.
 Nous constatons une Injustice grave depuis la création du Prytanée Militaire de Guinée et, plus récemment, de la Simandou Academy, l’accent est mis sur l’excellence. Cependant, ces institutions semblent être des forteresses fermées aux meilleurs élèves des écoles franco-arabes, ne sont-ils pas des Guinéens?
D’une manière pratique  et pragmatique pourquoi les critères d’accès à ces académies de prestige ne sont-ils pas adaptés pour inclure les génies du franco-arabe, ne sont-ils pas aussi de filles et fils de la patrie?
A quoi sert ce mépris du mérite? Un lauréat reste un lauréat. Qu’il ait composé en arabe ou en français, son quotient intellectuel et son dévouement à la nation sont identiques, trop triste de voir une telle lecture de niveau de l’Etat qui devrait imposer l’égalité de chance. Pourquoi tout ça ?
Monsieur le Ministre Directeur du cabinet de la Présidence de la République, le sentiment d’exclusion  est une bombe à retardement.
En ignorant ces lauréats, l’État envoie un message dangereux : celui d’une citoyenneté à deux vitesses.
L’école franco-arabe est une partie intégrante de notre système éducatif, elle représente plus de 20%. Le souci actuel de ce système actuel crée une hiérarchisation injustifiée des diplômes entre les mêmes filles et fils du pays. Pourtant, c’est l’argent de tout le contribuable  guinéen.
Les lauréats franco-arabes, malgré des moyennes d’excellence, se retrouvent souvent limités dans leurs choix de bourses ou d’intégration dans les grandes écoles d’élite nationales en Guinée, une injustice notoire  et un souci d’équité au sein de l’appareil étatique.
Pourtant, ces élèves maîtrisent deux langues et possèdent une rigueur disciplinaire qui serait un atout majeur pour des projets comme Simandou ou pour la discipline du Prytanée Militaire. L’injustice réside dans l’absence de passerelles et de quotas réservés à cette catégorie. Nous demandons une correction idoine et une mesure corrective.
Étant une force de proposition et pour corriger ces disparités et valoriser tous les talents de la République, nous proposons :
L’Intégration Systématique : Réserver un quota de places (au moins 10 à 15 %) dans chaque promotion du Prytanée Militaire et de la Simandou Academy pour les meilleurs lauréats du franco-arabe.
L’Adaptation des Concours : Créer des versions adaptées des tests d’entrée permettant aux élèves du franco-arabe de démontrer leurs compétences scientifiques et techniques sans barrière linguistique discriminatoire.
L’Harmonisation des Bourses : Aligner les avantages et les destinations de bourses d’études des lauréats franco-arabes sur ceux de l’enseignement général (Europe, USA, Asie, et pas seulement les pays arabes.
La Valorisation du Bilinguisme : Reconnaître le profil franco-arabe comme une filière d’élite bilingue, stratégique pour la diplomatie et le commerce international de la Guinée.
 « La République est une et indivisible. Son école doit l’être aussi. Il n’y a pas de sous-lauréats, il n’y a que des enfants de la Guinée méritants. »
Ibrahime MANSARE PhD 
Secrétaire Général du Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée SNEFAG

L’article L’égalité des chances en question et non à la phobie de l’enseignement franco-arabe en Guinée (Par Ibrahime Mansaré, SNEFAG) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Lire l'article en entier