KM 36: la police se mobilise pour le ramassage des gravats !

il y a 1 heur 10
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

À la suite des opérations de déguerpissement, les autorités ne comptent pas laisser les lieux dans un état d’insalubrité. C’est dans cette optique qu’un important dispositif de la police, en collaboration avec la commune urbaine de Sanoyah, a été déployé dans la matinée de ce samedi au KM36 pour le ramassage des gravats et des déchets.

Après l’opération menée à Madina, c’est désormais au tour du KM36 de faire peau neuve. Très tôt ce samedi 11 avril 2026, citoyens et forces de l’ordre se sont mobilisés pour débarrasser la zone des encombrants et des ordures laissés sur place après les déguerpissements.

Le colonel Alseny Touré, vice-président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Sanoyah, a salué cette initiative qu’il qualifie d’acte citoyen majeur.

« C’est une journée exceptionnelle. Le Haut commandement de la police, en accord avec Madame la gouverneure, a décidé de consacrer cette journée à l’assainissement du KM36. Il s’agit de ramasser les gravats, mais aussi les tas d’immondices laissés sur les lieux après le départ des occupants. C’est un acte de citoyenneté qui contribue à assainir la ville et à préserver la santé publique, surtout à l’approche de la saison des pluies », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de maintenir la propreté dans cette zone stratégique, considérée comme une porte d’entrée de la capitale.

À l’issue de cette opération, le responsable communal a mis en garde les citoyens contre les dépôts anarchiques d’ordures.

« Toute personne prise en flagrant délit de dépôt d’ordures sur la voie publique s’exposera à des sanctions. Chaque ménage doit s’abonner aux PME de collecte pour éviter ces pratiques. L’État fait sa part, il revient aussi aux citoyens de jouer leur rôle », a-t-il averti.

Présente sur les lieux, Aminata Traoré, une commerçante déguerpie, a pris part à l’opération. Elle se dit satisfaite de cette initiative malgré la situation.

« Je vendais ici et j’ai été déguerpie. Mais puisque l’État en a besoin, nous avons cédé. Aujourd’hui, nous sommes contents de voir que les lieux sont en train d’être assainis. Il n’y a rien de mieux que la propreté », a-t-elle confié.

Mamadou Mouctar SYLLA

Lire l'article en entier