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Aboubacar Barry, entrepreneur agricole, vient d’enregistrer une lourde perte dans ses plantations d’ananas situées à Samoreyah, un district de la sous-préfecture de Damakania, dans la préfecture de Kindia.

Au total, plus de 50 000 pieds d’ananas ont été détruits sur deux champs distincts. L’origine de cet incendie demeure inconnue, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé dans la préfecture de Kindia.
Le constat est alarmant dans les plantations de l’entrepreneur. D’un site à l’autre, rares sont les plants ayant échappé aux flammes.
« J’exploite ici deux hectares d’ananas et je suis victime d’incendies presque chaque année. Mais cette fois-ci, les dégâts sont particulièrement importants. Les deux champs ne sont pas contigus. Afin de sécuriser les terres, nous avons procédé à leur acquisition avant d’y investir. Nous n’avons cependant pas exploité toute la superficie.

Sur le premier site, nous comptions environ 23 000 pieds d’ananas, et sur le second, situé à proximité, près de 35 000. L’incendie survenu sur le premier site a consumé la quasi-totalité des plants. À peine 10 % ont pu être sauvés », explique Aboubacar Barry.
Pour l’heure, l’origine du sinistre reste indéterminée, mais plusieurs éléments suscitent des soupçons.
« Ces incendies ressemblent à ceux qui ravagent régulièrement les plantations à Kindia. Les auteurs restent introuvables, mais les points de départ du feu sont visibles. Depuis quatre ans, nous subissons des incendies venant généralement de l’extérieur de la plantation. Cette fois, à notre grande surprise, le feu est parti de l’intérieur du champ où se trouvaient les 35 000 pieds.
Après constat, il semble que les auteurs aient tenté de contenir le feu à l’intérieur du champ, sans qu’il ne se propage à l’extérieur, malgré l’absence de pare-feu. C’est ce qui nous a le plus interpellés », confie-t-il.
Sur le second site, qui abritait 23 000 pieds d’ananas, le champ avait pourtant été nettoyé avant l’incendie, et l’herbe sèche évacuée.
« Le samedi, nous avons été informés qu’un feu s’était déclaré. À notre arrivée, des riverains tentaient déjà de l’éteindre. Ils nous ont expliqué que le feu était venu de derrière les pare-feux. Cela reste incompréhensible, car nous prenons toutes les précautions depuis plusieurs années. Pourtant, nous continuons d’être touchés. Plus troublant encore, l’herbe sèche autour de la plantation n’a pas brûlé : seul le champ a été ravagé », ajoute-t-il.
Concernant l’évaluation des pertes financières, l’entrepreneur se montre prudent.
« Il est trop tôt pour avancer un chiffre. J’ai consigné toutes les dépenses majeures : défrichage, dessouchage, travaux de tracteur, achat et transport des rejets. Il me reste à faire le calcul exact. D’autres frais, comme le carburant — environ cinq litres par jour — n’ont pas encore été comptabilisés », précise-t-il.
À ce jour, aucune enquête n’a été ouverte pour identifier le ou les auteurs de cet incendie dévastateur, qui a causé d’importants dégâts à Samoreyah. Une situation qui interpelle une fois de plus les autorités guinéennes, régulièrement accusées de tarder à apporter des solutions durables au calvaire des producteurs d’ananas de la préfecture de Kindia, souvent victimes d’incendies récurrents.
Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia
️+224 623 08 09 10
L’article Kindia. Plus de 50 000 pieds d’ananas détruits à Samoreyah, incendie criminel ou accidentel ? est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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