Journée du 8 mars 2026 : le SNE présente un cahier des charges en faveur des enseignantes de Guinée

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En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, le Syndicat National de l’Éducation (SNE) a choisi de marquer les esprits. Loin des célébrations purement symboliques, l’organisation a dévoilé un cahier de charges et des revendications, visant à transformer en profondeur la condition des femmes dans le secteur éducatif guinéen.

C’est la camarade Salamata Bah, Professeure de Biologie et 2ème Secrétaire chargée du suivi-évaluation au Bureau Exécutif National du SNE, qui a porté la voix de ses paires.

Son message est clair : la supériorité numérique des femmes sur le terrain doit désormais se traduire par une équité réelle dans les instances de décision et une protection accrue au travail.

Le SNE dénonce une sous-représentation chronique des femmes aux postes de commandement. Pour y remédier, le syndicat exige : Un quota de 30% minimum de femmes dans les nominations des DPE, DCE et Inspecteurs Régionaux (IRE) ; L’accès au premier rang, avec la fin de la corrélation systématique entre genre féminin et postes de secrétariat ou d’adjoint ; Un ascenseur pour les diplômées, à travers un programme d’accélération de carrière pour les enseignantes détentrices d’un Master ou d’un Doctorat.

Le volet sécuritaire occupe une place centrale dans les revendications. Considérant que le harcèlement freine l’épanouissement professionnel, le SNE réclame : Une Cellule d’Alerte VBG a travers la création d’une ligne verte ministérielle pour la prise en charge des violences basées sur le genre ; La radiation systématique.

En effet, le syndicat demande des sanctions exemplaires et définitives pour tout personnel reconnu coupable de harcèlement sexuel ou moral ; Le regroupement familial, avec une priorité accordée aux femmes lors des mutations pour éviter l’isolement et l’insécurité en zones reculées.

La plateforme revendicative aborde frontalement les spécificités biologiques et sociales des enseignantes. Le SNE plaide pour une prise en charge à 100% des frais liés à la santé maternelle et aux dépistages des cancers féminins par l’assurance maladie.

L’organisation syndicale demande également l’installation de crèches au sein des grandes structures scolaires et une application stricte de l’heure d’allaitement pour les mères d’enfants de moins de 2 ans.

À l’horizon 2026, l’inclusion numérique est un impératif. Le SNE sollicite : Des bourses de spécialisation spécifiquement dédiées aux enseignantes dans les filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques) ; Une dotation prioritaire en ordinateurs pour les enseignantes en zone rurale, afin de combler la fracture numérique de genre.

« Nous ne demandons pas de faveurs, mais la reconnaissance de notre valeur et la garantie de notre dignité », a martelé Salamata Bah lors de son intervention au siège du SNE sis à Matoto.

Pour éviter que ces demandes ne restent lettre morte, le SNE exige la création d’un Comité Paritaire de Suivi (Gouvernement-Syndicat). Ce dernier devra se réunir chaque trimestre pour évaluer l’avancement de ces chantiers.

Alhassane Fofana

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