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Le procès de Mamadou Aliou Bah, poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, s’est poursuivi ce jeudi 23 avril 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn, après une première audience tenue le 16 avril dernier.
À l’issue de l’audition de la partie civile, le ministère public ainsi que les avocats des différentes parties n’ont formulé aucune question supplémentaire. Le tribunal a alors déclaré l’instruction close et renvoyé l’affaire au 7 mai prochain.
Lors de la précédente audience, l’affaire n’avait pas pu être examinée sur le fond en raison de l’absence de la partie civile, qui ne s’était toutefois pas désistée. Le tribunal avait alors ordonné au ministère public de faire comparaître cette dernière à la date du 23 avril.
Avant ce renvoi, le prévenu, Mamadou Aliou Bah, agent commercial de 28 ans, marié et père d’un enfant, avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Placé sous mandat de dépôt depuis le 22 avril 2024, il est poursuivi sur la base de l’article 243 du Code pénal.
Devant la barre, il avait exprimé ses excuses à la famille de la victime : « Avant tout propos, je demande pardon à la famille de la victime. J’ai commis une erreur, je me suis laissé emporter par la colère. Ce n’était pas mon intention ».
Revenant sur les circonstances du drame survenu le 19 avril 2024 à Koloma, dans la commune de Ratoma, il a expliqué qu’une altercation avait éclaté alors qu’il rentrait du travail, après que sa mère eut demandé à un groupe de jeunes de s’éloigner de sa fenêtre.
Selon sa version, la dispute avec Mohamed Sylla aurait rapidement dégénéré. « Je lui ai donné deux coups, après quoi il s’est écroulé (…) Nous l’avons évacué à l’hôpital. J’ai eu peur, tout comme ma mère. Ce n’est qu’à 23 heures que mon grand frère m’a appelé pour m’annoncer son décès. Nous avons alors contacté la police qui est venue m’interpeller », a-t-il déclaré.
Le rapport médico-légal versé au dossier indique toutefois que le coup aurait atteint l’organe contrôlant la respiration, entraînant un arrêt cérébral. Malgré cela, le prévenu a maintenu sa version des faits : « C’est indépendamment de ma volonté qu’il a trouvé la mort. Je le regrette sincèrement ».
À l’audience de ce jeudi, la partie civile était présente. À la barre, Oumar Sylla, présenté comme l’oncle de la victime, a livré sa version des faits. Selon lui, la famille du défunt résidait à la Cimenterie au moment du drame et le jeune homme était venu passer ses vacances chez sa tante à Koloma, où il aurait été mortellement agressé par le prévenu.
Le plaignant a également dénoncé l’attitude de la famille de Mamadou Aliou Bah, affirmant qu’elle aurait coupé tout contact avec les proches de la victime durant la détention du prévenu et n’aurait pas manifesté de volonté de règlement à l’amiable.
Il a par ailleurs évoqué l’intervention de Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de Conakry, qui se serait rendu dans la famille accompagné de proches du prévenu afin de présenter des excuses et de rappeler les principes islamiques applicables en pareille situation.
Interrogé sur ses attentes, Oumar Sylla a indiqué vouloir une réparation du préjudice subi. Pour son dernier mot, Mamadou Aliou Bah a réitéré ses regrets et sollicité le pardon de la famille de la victime.
Le procès reprendra le 7 mai 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
L’article « Je lui ai donné deux coups» : Mamadou Aliou Bah jugé pour le meurtre de Mohamed Sylla à Koloma est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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