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Dans la première partie de son ouvrage, l’auteur dresse un état des lieux détaillé du système électrique guinéen. Il passe en revue les différentes sources de production hydroélectrique, thermique et solaire tout en évaluant les capacités installées, les performances des centrales ainsi que les pertes enregistrées sur le réseau.
L’analyse porte également sur la demande énergétique, les infrastructures de transport et de distribution, ainsi que les limites structurelles du réseau, notamment l’obsolescence de certaines installations, les difficultés de maintenance et la dépendance aux importations de carburant pour la production thermique.
Malgré ces défis, l’auteur reconnaît les progrès réalisés grâce à des projets structurants comme les barrages de Kaléta, Souapiti et Amaria, ainsi que le déploiement progressif de mini-réseaux solaires en milieu rural.
L’objectif ambitieux de 10 000 MW
L’auteur (Dr Mohamed Lamine Kourouma) met en avant l’ambition nationale d’atteindre 10 000 MW de capacité installée dans les prochaines décennies. Un objectif qu’il présente comme une nécessité face à la croissance démographique, à l’urbanisation accélérée et à l’augmentation des besoins industriels.
Il rappelle que les zones minières, industrielles et portuaires en développement exigent une alimentation énergétique fiable, tandis que les ménages guinéens aspirent à une électricité stable, accessible et propre.
Simandou, moteur de transformation
L’ouvrage consacre une attention particulière au projet Simandou, présenté comme un catalyseur de développement énergétique et économique.
Selon l’auteur, ce mégaprojet minier nécessitera d’importantes capacités électriques pour alimenter les sites d’extraction, les usines de transformation, les infrastructures ferroviaires et portuaires.
Pour lui, Simandou pourrait ainsi servir de levier pour moderniser le réseau national, attirer des investissements massifs et favoriser le transfert de technologies.
Vers un mix énergétique équilibré
Il plaide pour un mix énergétique diversifié et résilient. Si l’hydroélectricité reste le pilier central, avec des projets comme Fomi, Koukoutamba et Amaria, le solaire devrait jouer un rôle majeur, notamment pour les localités éloignées.
Il estime également que les centrales thermiques, malgré leur impact environnemental, demeurent indispensables pour garantir la stabilité du système durant les saisons sèches.
L’auteur insiste enfin sur l’importance des technologies de stockage, de la digitalisation et de l’automatisation du réseau pour bâtir un système moderne et intelligent.
Il met en évidence le rôle crucial des réformes institutionnelles et réglementaires dans la réussite de cette transformation énergétique.
Il souligne également l’importance des partenariats public-privé, des producteurs indépendants d’électricité et des bailleurs internationaux dans le financement des infrastructures.
Selon lui, les conventions minières devraient intégrer des obligations énergétiques et environnementales plus fortes afin de garantir un développement durable et équitable.
Une feuille de route vers 2040
À travers cette réflexion, Mohamed Lamine Kourouma appelle à faire de l’énergie un levier de souveraineté, de prospérité et de cohésion sociale.
Youssouf Keïta
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L’article Énergie : Dr Mohamed Lamine Kourouma trace la voie d’une Guinée puissance énergétique à l’horizon 2040 est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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