Ismaël Condé approuve la dissolution de son parti, le PRPAG : « Je suis très content. Je ne souhaite pas que ça s’arrête à ces 41 partis politiques »

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Le doyen Ismaël Condé, ancien professeur aujourd’hui à la retraite, a animé une conférence de presse ce jeudi 9 avril 2026 à la Maison de la presse de Guinée. Le thème retenu était : « Dissolution de 41 partis politiques de la place : un recul démocratique ou plutôt un assainissement de la vie politique nationale pour son apaisement ? ».

À l’entame de ses propos, il a indiqué vouloir s’exprimer sur la situation politique nationale, notamment la dissolution d’une quarantaine de partis politiques en République de Guinée, parmi lesquels le Parti de la Révolution Populaire Africain de Guinée(PRPAG), dont il assurait la présidence.

Cet ancien professeur de philosophie idéologique de la révolution dans les universités guinéennes, appelées à l’époque de la Première République lycées polytechniques, estime que :

« Depuis cette décision, une vive discussion s’est instaurée au niveau du pays entre les Guinéens. D’un côté, ceux qui désapprouvent la décision en la jugeant comme le début d’un retour au parti unique ou au parti-État. Et face à ce premier groupe, il y a un deuxième groupe qui approuve plutôt la mesure et qui pense même qu’elle va dans le sens de l’histoire. Et je vous le dis dès maintenant, je suis de ce deuxième groupe. Moi, j’apprécie la mesure. Je suis loin de penser qu’elle marque le retour au parti unique, parti-État, comme le définit le premier groupe, à savoir : le système politique du régime dictatorial, du régime totalitaire ».

Interrogé sur son sentiment face à la dissolution de sa propre formation politique, le Parti de la Révolution Populaire Africain de Guinée, le doyen a répondu sans détour : « Je suis très content ». Avant d’ajouter : « Je ne souhaite pas que ça s’arrête à ces 41 partis politiques ».

Poursuivant, il a plaidé pour une définition endogène du modèle démocratique guinéen :

« Il faut que nous définissions nous-mêmes notre démocratie. Ce sont les Français qui ont défini leur propre démocratie, c’est pourquoi la démocratie chez eux ne veut pas dire la violence. Ce sont les Belges eux-mêmes qui ont défini leur démocratie et nous, on nous impose des modèles. Comme on est aliénés, on dit que c’est le plus important ».

Abordant enfin la gestion de la Première République, Ismaël Condé, interrogé sur une éventuelle nostalgie de ce régime, a tenu à exprimer sa reconnaissance envers celui-ci, qui, selon lui, lui a offert une formation de qualité, des fonctions et divers privilèges :

« Si vous pensez que je suis nostalgique parce que je suis reconnaissant à mon bienfaiteur de ma vie, je suis bien nostalgique. Et aujourd’hui, quand je vois que des gens doivent payer de l’argent pour inscrire leurs enfants à l’école, quand je vois le niveau d’insécurité qui existe… quelqu’un qu’on appelle pour faire la monnaie se fait accompagner à moto et on va les tuer tous les deux. Nous, à notre temps, ce n’était pas comme ça. Tu volais de mon temps, tu étais exposé au Palais du peuple comme ennemi du peuple ».

Mamadou Yaya Dounet Barry

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