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L’amphithéâtre du CAMES de l’Université Gamal Abdel Nasser a vibré, mardi 03 mars 2026, au rythme de la cérémonie d’accueil de la deuxième cohorte des 300 enseignants-chercheurs et chercheurs.
Initiée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, cette démarche s’inscrit dans le cadre du Programme National de Renforcement du Capital Humain Académique 2025-2026.
La cérémonie était placée sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, entouré de la ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique Dre Diaka Sidibé, ainsi que du ministre de la modernisation de l’administration et de la fonction publique, Faya François Bourouno.
Ce recrutement massif de titulaires de PhD (doctorats) fait suite à une première vague lancée en octobre 2024. Plus qu’une simple extension d’effectifs, il s’agit d’une réponse structurelle à un mal endémique : pendant des décennies, le système universitaire guinéen a fonctionné avec moins de 10 % d’enseignants de rang magistral, limitant drastiquement les capacités d’encadrement des cycles Master et Doctorat.
Sur les 300 experts sélectionnés après une évaluation rigoureuse, on dénombre 49 nationaux, le reste étant composé de profils internationaux. Leur prise de fonction est prévue dès ce mois de mars.
Porte-parole des recrues étrangères, le Dr Koffi Ange Michel a exprimé la détermination du groupe.
« Nous accomplirons la mission pour laquelle nous sommes ici. C’est un engagement ferme pris avant même de fouler cette terre africaine », a-t-il indiqué.
Pour lui, la Guinée devient une seconde nation où le succès se mesurera à l’aune de la qualité et du progrès académique.
De son côté, le Dr Diogo Barry, représentant les nationaux, a salué un acte de solidarité panafricaine.
« Ce programme prouve que l’Afrique peut faire confiance aux Africains. C’est un acte de foi en la connaissance, en droite ligne avec la vision du président Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.
À l’entame de sa communication, la ministre Diaka Sidibé a tenu à cadrer les attentes, soulignant que l’intégration de 450 docteurs en moins de deux ans est un fait inédit en Guinée.
« Ce n’est pas un simple événement administratif, c’est un acte politique fort », a-t-elle martelé.
Elle a toutefois prévenu que l’heure n’était plus au recrutement sans responsabilité. Dans ce contexte, chaque enseignant aura une charge de travail définie, traçable et documentée. Les recteurs quant à eux doivent instaurer un compagnonnage obligatoire entre les nouvelles recrues et les enseignants déjà en poste. Dans les objectifs ciblés par l’État guinéen, une priorité est donnée à la réduction des délais de soutenance et à l’alignement des recherches sur les secteurs stratégiques notamment les mines, l’agriculture…
Présent à cette cérémonie, le ministre de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a insisté sur l’impact économique de cet investissement.
« Pour maintenir une dynamique de croissance sur le long terme, il faut agir sur le capital humain. Ces talents transformeront le marché du travail et amélioreront la productivité nationale », a-t-il indiqué.
En officiant cette cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a replacé l’événement dans une perspective historique, rappelant l’époque où la Guinée attirait les plus grands esprits avant de connaître une période de fuite des cerveaux. Qualifiant ce recrutement de révolution, il a réaffirmé l’ouverture du pays.
« Nous ne pouvons pas nous développer de manière isolée. Nous voulons importer les meilleurs enseignants pour former nos enfants ici même », a précisé le premier ministre.
La cérémonie s’est achevée par la signature solennelle des cahiers des charges et des contrats de travail, marquant le début officiel de cette mission de transformation de l’université guinéenne.
Mosaiqueguinee.com
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