Dissolution des partis politiques : « L’heure aurait dû être à un appel de toute l’opposition pour discuter » (Activiste)

il y a 3 heures 19
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La dissolution de 40 partis politiques continue d’alimenter les débats dans l’espace politique guinéen.

Si les soutiens du pouvoir en place saluent cette décision, certains acteurs de la société civile expriment, eux, leur désaccord.

C’est notamment le cas de la Plateforme des jeunes leaders pour le vivre-ensemble et le rayonnement de la société (PJLVERS). Interrogé ce mardi 10 mars 2026 par notre rédaction, son président, Ibrahima Sory Soumah, estime que cette décision ne contribue pas au renforcement de la démocratie guinéenne.

« La dissolution de ces 40 partis politiques s’apparente à une manœuvre visant à éliminer toute opposition susceptible, d’une part, d’entraver le vote de certaines lois lors de la prochaine législature et, d’autre part, de réduire toute forme d’adversité dans l’écosystème politique guinéen afin de faciliter la mise en œuvre du fameux objectif de développement 2040 sans contestation », a-t-il déclaré.

Selon cet acteur de la société civile, le contexte aurait plutôt dû favoriser le dialogue politique. Il rappelle qu’à l’occasion de son investiture, le président de la République avait tendu la main à toutes les composantes politiques et sociales du pays.

« Pour nous, au sein de la PJLVERS, après la main tendue du président lors de son discours d’investiture, l’heure aurait dû être à un appel à l’ensemble de l’opposition pour discuter d’une éventuelle participation des partis qui n’avaient pas bénéficié de la clémence du MATD lors de la dernière présidentielle. Mais, contre toute attente, nous apprenons la dissolution de ces partis, dont certains sont historiques. Cela projette une mauvaise image de notre démocratie », a-t-il regretté.

« On ne peut pas prétendre tendre la main tout en tenant un gourdin dans l’autre pour frapper ceux qui veulent s’approcher. Ce n’est pas possible. », a-t-il conclu.

Mamadou Mouctar SYLLA

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