CRIEF: Saïd Oumar Koulibaly livre ce qu’il sait du projet de relance de la Sotelgui sous Oyé Guilavogui

il y a 7 heures 39
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L’affaire opposant le ministère public à Oyé Guilavogui, poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, a de nouveau été débattue ce lundi 9 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

L’audience a été marquée par la comparution de Saïd Oumar Koulibaly, ancien directeur général de la Sotelgui. Il était appelé à éclairer la Cour sur les contours du projet de relance de cette société de téléphonie, à l’époque où Oyé Guilavogui occupait le poste de ministre des Télécommunications.

À l’entame de sa déposition, Saïd Oumar Koulibaly a précisé qu’il était directeur général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) lorsque Oyé Guilavogui a été nommé ministre des Télécommunications.

Il a expliqué qu’à sa nomination en 2017 à la tête de la Sotelgui alors que Moustapha Mamy Diaby était ministre des télécommunications, la société n’existait pratiquement plus, ses actifs ayant déjà été transférés à Guinée Télécom.

Toutefois, a-t-il poursuivi, il a été informé de l’exécution d’un projet de relance de la Sotelgui. À son arrivée, il affirme avoir trouvé une entreprise complètement en ruine, avec plusieurs sites vandalisés et d’autres inaccessibles.

Selon sa vision d’ingénieur, et au regard de l’exécution du projet de relance, il a indiqué avoir constaté que les équipements installés n’étaient pas adéquats et que l’architecture technique n’était pas appropriée pour assurer un bon fonctionnement du réseau.

Par ailleurs, il a estimé qu’un ministre ne saurait être tenu pour responsable d’une telle défaillance. Il a plutôt pointé la responsabilité des techniciens ayant travaillé sur le projet.

Il a également insisté sur le fait que, s’il avait été décideur à l’époque, il n’aurait pas opté pour les équipements trouvés sur place, encore moins pour l’architecture du réseau mise en place.

Au terme de sa déposition, l’affaire a été renvoyée au 25 mars 2026 pour la comparution du prévenu toujours hors du pays pour des raisons de santé, la poursuite des débats et, éventuellement, les plaidoiries et réquisitions.

Sékou Diatéya

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