CRIEF : le procès d’Aboubacar Makissa Camara renvoyé au 4 mars prochain

il y a 2 heures 10
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Le procès intenté contre l’ancien Directeur général des impôts, Aboubacar Makhissa Camara, a de nouveau été appelé devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ce lundi 16 février 2026. L’affaire n’a pas pu être évoquée.

En cause, les mesures ordonnées par la Cour lors de la précédente audience n’ont pas été entièrement exécutées. La juridiction a ainsi décidé de renvoyer le dossier au 4 mars prochain, dans l’espoir que ces diligences seront, d’ici là, intégralement accomplies.

Dans cette procédure, l’ancien Directeur général des impôts est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de corruption. Lors de la dernière audience, le juge Yagouba Conté avait ordonné à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) de procéder à la vérification, auprès des différentes banques primaires du pays, des comptes du prévenu, de son épouse et de ses enfants. Il avait également instruit les conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia d’identifier ses biens immobiliers.

Or, l’ensemble de ces mesures n’est pas encore totalement exécuté. À ce jour, a indiqué le juge Conté, s’agissant des comptes bancaires, seules Orabank, UBA et Coris Bank ont répondu aux instructions de la Cour, les autres établissements ne s’étant pas encore conformés aux réquisitions.

Concernant les biens immobiliers, les conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, ainsi que la Direction nationale des domaines et du cadastre, tardent également à s’exécuter. L’avocat de la partie civile, visiblement agacé par la situation, a demandé à la Cour de mettre en demeure les institutions concernées afin qu’elles se conforment à ses injonctions.

Pour sa part, le ministère public a jugé cette requête inopportune. Représentant le parquet à l’audience, Ousmane Sanoh a assuré qu’il entreprendrait les diligences nécessaires pour garantir l’exécution effective des mesures ordonnées par la Cour.

MohamedNana BANGOURA

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