CRIEF: la demande de mise en liberté de Dr Bangoura rejetée, la BCRG invitée à produire des pièces

il y a 4 heures 14
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L’ancien président de la Cour était de nouveau à la barre ce lundi 9 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) pour encore répondre dès faits de détournement de deniers publics enrichissement illicite, corruption et blanchiment de capitaux. Dr Mohamed Lamine Bangoura a notamment été interrogé par l’avocate du greffier Lancinet Kanko Kourouma, la seconde partie civile dans le dossier.

A l’entame, elle a demandé au prévenu s’il reconnaît l’existence d’un certain nombre de documents comme l’arrêté du 15 juin 2015 et l’ordonnance de 2020 portants nomination du greffier en chef et du greffier suppléant. Le prévenu a répondu par l’affirmative. Par la suite, il a mis en cause la sincérité d’autres pièces avant d’affirmer que l’ordonnance Numéro 005 du 5 octobre 2017 fixant les salaires, primes et indemnités du personnel de la Cour constitutionnelle n’a jamais été appliquée.

Pourtant, ce document, selon l’avocate de la partie civile, indique que son client devait recevoir 16 millions de francs guinéens contrairement à 4 millions avancé par le prévenu. Toutefois, il a reconnu avoir travaillé avec Lancinet Kanko Kourouma en tant que greffier, de l’installation de la Cour constitutionnelle en 2015 jusqu’en 2020.

Plus loin, il ajouté que le plaignant n’a jamais été greffier en chef titulaire, car n’ayant bénéficié d’aucun arrêté de nomination pris à l’époque par le ministère de la justice. Selon Mohamed Lamine Bangoura, Lancinet Kanko Kourouma était intérimaire après le décès du titulaire. Il a rappelé que la Cour ne gère pas les salaires.

A la suite de l’avocate de la partie civile, son confrère de la défense a posé des questions à son client. En répondant à ces questions à décharge, il a encore rejeté les faits de détournement des 20 milliards. Il a réitéré que la Cour ne recevait qu’une subvention d’un milliard deux cent mille quatre fois par an. Avant d’être à la Cour constitutionnelle, il était à l’abri du besoin. Pour preuve a-t-il dit, il s’est offert ses deux villas à Nongo en 2009 alors qu’il était enseignant chercheur.

Quand il est devenu président de la Cour constitutionnelle, son revenu s’est élevé. Selon lui, il avait un salaire brut mensuel de 75 millions guinéens, une prime de 20 millions, un salaire de 9 millions que l’université de Sonfonia lui payait plus la subvention de 150 millions dont il bénéficiait en tant que président. Il en recevait quatre fois par an.

Au terme de l’audience, la Cour a rejeté la demande de remise en liberté du prévenu, a ordonné au gouverneur de la BCRG de produire le relevé de compte de la Cour constitutionnelle pour la période allant du mois d’octobre 2018 au mois de septembre 2022, lui ordonne en outre d’instruire le DG de UBA, la production de relevés du compte du prévenu Sidiki depuis sa création jusqu’à date avant de renvoyer la cause au 18 mars pour la suite des débats.

Sékou Diatéya

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