Contrôle financier : un atelier de renforcement des capacités des agents lancé à Conakry

il y a 2 heures 14
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Le ministère de l’économie, des finances et du budget, à travers la Direction nationale du contrôle financier, a lancé ce lundi 2 mars 2026, à Conakry, un atelier de renforcement des capacités à l’intention de ses agents.

Venus de l’ensemble du territoire national, ils prennent part à cette session de formation de cinq jours.

Cet atelier s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée par l’essor de l’économie guinéenne, qui affiche des prévisions de croissance parmi les plus élevées de la sous-région. Dans ce contexte d’exigence accrue en matière de transparence et de redevabilité, le contrôle des dépenses d’investissement, dont la mise en œuvre incombe à la ministre Mariama Ciré Sylla, devient une priorité stratégique de gouvernance.

Conçu comme un cadre d’apprentissage, de perfectionnement et d’harmonisation des pratiques, cet atelier vise, selon le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, à permettre aux agents « de maîtriser les processus de programmation et de budgétisation des dépenses d’investissement ».

« Il va aussi leur permettre d’approfondir la maîtrise des procédures de contrôle des dépenses d’investissement, d’améliorer la qualité de l’analyse des dossiers d’engagement et de liquidation, de connaître les techniques d’évaluation de la performance des programmes, de renforcer la prévention des risques budgétaires et financiers et de promouvoir une application uniforme des textes réglementaires en vigueur », a-t-il ajouté.

Cet atelier intervient à un moment où la Guinée change de cap quant à la gestion de son budget. À partir de cette année, a dit la ministre Sylla, « la Guinée amorce son basculement du budget de moyens vers le budget de programme ».

« À travers ce changement, nous passons d’une logique de consommation de crédits à une logique de performance, de résultat et d’impact. Ce passage intervient à un moment où notre pays a obtenu la première note souveraine de son histoire, avec une note de B+, reflétant ainsi la confiance des marchés et de nos partenaires internationaux dans notre trajectoire économique. Si nous voulons maintenir cette notation et aspirer à une meilleure évaluation lors des exercices en cours et à venir, si nous voulons concourir au succès de la mise en œuvre du programme Simandou 2040, nous devons investir résolument dans la qualification de notre capital humain, notamment au sein du pôle économique et financier. (…). Le contrôle financier ne saurait être perçu comme une simple formalité administrative. Il constitue un instrument fondamental de bonne gouvernance, garantissant la conformité des opérations budgétaires aux normes en vigueur, la maîtrise des risques financiers et l’optimisation de l’allocation des ressources publiques », a-t-elle indiqué.

Poursuivant son allocution, Mme la ministre a précisé que le contrôle des dépenses d’investissement « requiert une expertise spécifique compte tenu de la complexité des projets, des procédures de passation des marchés et des enjeux financiers souvent élevés ».

Elle a indiqué qu’à travers cet atelier, son département entend « consolider les connaissances des participants sur le cadre réglementaire des dépenses d’investissement, harmoniser les pratiques de contrôle financier, renforcer l’analyse des dossiers d’engagement et de liquidation des dépenses d’investissement et promouvoir une culture de rigueur, de performance et de responsabilité dans la gestion des données publiques ».

Pour la mise en œuvre de ce projet, qui va s’élargir à plusieurs autres cadres du département, le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget est appuyé par ses partenaires traditionnels comme le PNUD. Le représentant résident par intérim de cette institution, Mamadou Sarifou Diao Diallo, a, dans son allocution, affirmé que son institution « est particulièrement honorée d’accompagner cette initiative ».

« Notre engagement vise à soutenir l’État guinéen dans la consolidation d’un système budgétaire plus performant, plus transparent et davantage orienté vers les résultats. Nous souhaitons que cet atelier contribue à renforcer une culture de rigueur, de performance et de redevabilité dans la gestion des investissements publics au service du développement économique et du bien-être des populations guinéennes », a-t-il indiqué.

Bâti autour du Programme économique Simandou 2040, à terme, l’atelier de renforcement des capacités lancé ce jour par la ministre va permettre aux cadres d’être mieux outillés afin de jouer efficacement leur rôle dans le contrôle des dépenses publiques. Ces dépenses constituent, de toute évidence, « un levier essentiel de croissance économique, de développement des infrastructures et d’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens ».

MohamedNana BANGOURA

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