Contentieux électoral : la Cour suprême tranche définitivement et réintègre plusieurs partis sur les listes du scrutin du 31 mai

il y a 2 heures 14
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La Cour suprême a rendu, jeudi 23 avril, sa décision finale dans le cadre du contentieux électoral, mettant ainsi un terme aux multiples contestations liées aux listes publiées par la Direction générale des élections (DGE). Si certaines formations politiques ont été réhabilitées à l’issue de l’examen des recours, de nombreux dossiers ont, en revanche, été rejetés, marquant une étape décisive vers la tenue effective du scrutin prévu le 31 mai prochain.

Plusieurs candidats et citoyens ayant saisi la juridiction pour contester les listes électorales se sont vu opposer une fin de non-recevoir. La Cour suprême a ainsi déclaré irrecevables les recours introduits par Samuel Kourouma, Mohamed Keita, Théophile Maomou, Lamarana Petty Diallo et Assie Facinet Camara. Le juge électoral estime que « ces requêtes avaient été déposées hors des délais légaux fixés par la réglementation en vigueur ».

Dans la même dynamique, l’institution a rejeté d’autres demandes portées notamment par Issaieb Kpogomou, Ismaël Baldé, Alsény Bangoura, Mamadou Oury Diallo, Baila Ly, Yacine Diallo et Kerfalla Sano, consolidant ainsi sa position sur le « respect strict des échéances procédurales et la nécessité pour les requérants de se conformer rigoureusement aux dispositions légales encadrant le contentieux électoral ».

Au-delà des recours individuels, la Cour suprême a également statué sur plusieurs litiges spécifiques liés aux candidatures dans certaines circonscriptions électorales, confirmant son rôle d’arbitre ultime dans la régulation du processus électoral.

À Ratoma, la requête visant à obtenir le retrait de la liste du parti La Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté (FIDEL) a été rejetée. De même, à Beyla, la demande introduite par Samoka Bérété, qui sollicitait le retrait des candidatures de Djiba Donzo et Mohamed Karifa Souaré, a été déclarée irrecevable pour non-conformité aux exigences procédurales.

Au cours de la soirée, le suspense a pris fin concernant la saisine du contentieux lié aux candidatures : la Cour suprême a rendu ses arrêts après une audience consacrée à l’examen minutieux des recours introduits contre la décision de la Direction générale des élections en date du 16 avril dernier.

Résultat : plusieurs formations politiques, initialement recalées lors de la première publication des listes, font leur grand retour dans la course électorale pour le scrutin du 31 mai prochain.

L’audience, présidée par le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a permis de passer au crible l’ensemble des contestations soumises à la haute juridiction. Celle-ci a non seulement rectifié certaines « erreurs matérielles » relevées dans les dossiers, mais elle a également jugé recevables les candidatures de plusieurs partis sur les listes nationales à la proportionnelle, ouvrant ainsi la voie à leur participation officielle au scrutin.

Les partis réintégrés sur la liste nationale à la proportionnelle

À l’issue de ses délibérations, la Cour suprême a déclaré recevables les candidatures des formations politiques suivantes pour le scrutin de liste nationale :

  • Notre Intérêt Commun (NIC)
  • Rassemblement pour la République (RPR)
  • Nouvelles Forces Démocratiques (NFD)
  • Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR)
  • Union pour la Nouvelle Guinée (UNG)
  • La Nouvelle Guinée (NG)
  • Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR)

La décision de la Cour suprême touche également plusieurs zones électorales considérées comme stratégiques, où certains candidats avaient été écartés lors de la première phase de validation des dossiers.

Ainsi :

  • Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) voit sa candidature validée dans la circonscription de Ratoma, Lambanyi et Amérique.
  • Le parti Avenir Guinée Nouvelle (AGN) obtient la validation de sa candidature dans la circonscription de Lambanyi, Sonfonia et Afrique.

Ces décisions renforcent la transparence du processus électoral et garantissent une participation élargie des formations politiques remplissant les conditions requises par la loi.

Vers la publication de la liste définitive des candidatures

Au terme de l’audience, le Premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a annoncé :
« Il sera immédiatement procédé à la publication de la liste définitive des candidatures, qui sera rendue publique par voie d’affichage au greffe de la Cour. »

Par ailleurs, la haute juridiction a rejeté « la requête introduite par le Bloc Libéral, qui souhaitait remplacer Moïse Haba par Marie-Louise Kamano sur sa liste électorale », estimant que cette demande ne remplissait pas les conditions requises.

Par cette série de décisions, la plus haute juridiction du pays met un point final aux contestations judiciaires liées à la composition des listes électorales pour le scrutin du 31 mai 2026.

Cette décision ouvre ainsi la voie à la publication officielle de la liste définitive des candidats et au démarrage effectif de la campagne électorale, conformément au calendrier établi par les autorités compétentes.

Mayi Cissé

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