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Ironie du sort. Depuis que les pelleteuses ont rasé les installations jugées encombrantes autour du marché de la Cité Enco 5, le soulagement a laissé place à l’amertume. Le vide laissé par le déguerpissement des étals et des constructions informelles n’a pas duré : là où l’on espérait de l’ordre, ce sont désormais les déchets ménagers qui dictent leur loi. Les trottoirs, autrefois encombrés mais vivants, sont aujourd’hui jonchés de sacs poubelles éventrés, de restes alimentaires et de détritus divers qui s’amoncellent sous le regard impuissant des passants.
Cette métamorphose inquiète autant qu’elle indigne. Pour les riverains, le rêve d’une ville propre s’est brisé net. « On a applaudi le déguerpissement pour retrouver de l’espace et de la clarté, mais aujourd’hui, c’est le contraire : les ordures prennent le dessus », confie une habitante du quartier.
Le constat est identique chez les commerçants, qui voient leurs conditions de travail se dégrader de jour en jour. En plus des odeurs fétides, la présence de ces dépotoirs sauvages attire les nuisibles et, inévitablement, fait fuir une clientèle peu encline à faire ses courses au milieu des immondices.
L’urgence est désormais criante. Comme le souligne un vendeur excédé, sans un dispositif de ramassage régulier et un suivi rigoureux des autorités, ce carrefour stratégique risque de basculer dans une insalubrité chronique. Ce fiasco environnemental à l’Enco 5 rappelle une règle d’urbanisme essentielle : déguerpir n’est que la moitié du travail. Sans un plan de gestion immédiat des espaces libérés, le désordre urbain finit toujours par être remplacé par un chaos sanitaire bien plus difficile à déloger.
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il y a 2 heures
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