Commission de suivi : le SNE et la FSPE approuvent, mais posent leurs lignes rouges

il y a 2 heures 14
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Dans un courrier en date du 29 janvier 2026, le gouvernement guinéen a invité les structures syndicales de l’éducation, notamment le Syndicat national de l’éducation (SNE), la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), à désigner deux représentants par fédération pour siéger au sein de la commission chargée d’examiner les dossiers des enseignants contractuels non retenus lors de l’évaluation de la pratique de classe.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre l’Intersyndicale de l’Éducation et l’État.
Les commissions mises en place ont pour mission de suivre l’exécution des engagements pris par les deux parties, notamment en ce qui concerne les primes des cadres, la situation des enseignants contractuels et la révision des statuts particuliers de l’éducation.

Réagissant à cette initiative, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, salue une démarche qu’il qualifie de positive, tout en appelant à des garanties de transparence. « La demande du gouvernement s’inscrit dans une logique d’apaisement du climat social et de respect des engagements pris. Cela montre une volonté partagée d’inscrire le dialogue social dans une dynamique de gouvernance des relations de travail, mais aussi de stabilisation des écoles et établissements scolaires à une période très sensible de notre histoire », a-t-il déclaré.

Selon lui, la participation des syndicats à ces commissions est indispensable pour garantir des décisions inclusives et effectives. « Nous voulons stabiliser les relations de travail et veiller à l’application de tous les points inscrits dans le mémorandum et le protocole d’accord. Les enfants restent les victimes collatérales des lenteurs et des blocages, et il est urgent d’agir avant les examens nationaux », a-t-il insisté.

Il a également plaidé pour un cadre de fonctionnement clair des commissions, évoquant la nécessité de termes de référence (TDR) précis définissant la durée, les attributions et les modalités de fonctionnement. « Il ne s’agit pas de faire du tourisme administratif. Tourner en rond sans décision serait une perte de temps », a-t-il averti.

De son côté, Alpha Gassim Barry, secrétaire général adjoint de la FSPE, estime que la priorité doit être accordée au caractère opérationnel de ces commissions. « Cette commission doit être centrée sur les enseignants bloqués. Il ne s’agit pas de relancer des négociations, mais de mettre en place une véritable commission technique de travail. Le processus doit être professionnel et rigoureux afin de déterminer qui doit reprendre la pratique de classe et qui ne le doit pas, sans léser qui que ce soit », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de critères stricts dans la désignation des représentants syndicaux, mettant en avant l’intégrité, la compétence et la maîtrise des dossiers. « Nous devons désigner des techniciens capables de mener un travail minutieux, avec vigilance, afin d’éviter tout dérapage ou injustice », a-t-il ajouté.

Du côté du SLECG, son secrétaire général, Aboubacar Soumah, a choisi de ne pas se prononcer pour l’instant. « Je m’abstiens de tout commentaire pour le moment », a-t-il simplement indiqué.

Face à ces réactions, le gouvernement est appelé à clarifier le rôle et le fonctionnement des commissions et à respecter les engagements contenus dans le protocole d’accord, au risque de voir les syndicats recourir à des moyens de pression pour la défense des droits des enseignants.

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