Célébration du 8 mars : le comité des femmes du SLECG plaide pour la ratification de la Convention 190 de l’OIT

il y a 21 heures 73
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La communauté internationale a célébré ce dimanche 8 mars 2026, la Journée internationale des droits des femmes.

A cette occasion la présidente du comité des femmes, Adama Kansaghel Diallo a tenu à marquer cette date mémorable par une réflexion profonde sur l’évolution de la condition féminine

Dans un entretien avec mosaiqueguinee.com, elle a dressé un bilan des acquis tout en pointant du doigt les défis persistants, notamment en milieu professionnel.

Pour Adama Kansaghel Diallo, le 8 mars dépasse la simple célébration symbolique.

« C’est avant tout un moment de mémoire et d’engagement collectif pour rappeler les luttes courageuses menées pour la dignité humaine », a-t-elle déclaré d’entrée.

La présidente a rappelé que les droits dont jouissent les femmes aujourd’hui notamment : l’accès à l’éducation, la participation à la prise de décision, l’autonomie économique, sont les fruits de plus d’un siècle de résistance face à l’injustice. Elle s’est réjouie de voir les femmes investir tous les secteurs d’activité.

« Aujourd’hui, les femmes sont enseignantes, médecins, ministres, syndicalistes et même pilotes d’avion. Elles sont les piliers de la construction et de la sauvegarde de la paix de nos nations », a-t-elle exprimé.

Malgré ces avancées, le constat alarmant persiste. En Guinée, les pesanteurs sociales et structurelles freinent encore l’élan vers une égalité réelle. Mme Adama Kansaghel Diallo a énuméré avec fermeté les fléaux qui touchent encore les filles et les femmes, à savoir : les violences domestiques, le harcèlement au travail, le mariages précoces ainsi que la sous-représentation dans les instances décisionnelles.

Le point central de son intervention a été l’appel pressant à une protection juridique renforcée dans le monde du travail. La responsable syndicale a insisté sur l’urgence de la ratification de la Convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Cet instrument juridique, essentiel pour éliminer la violence et le harcèlement en milieu professionnel, est perçu par le comité des femmes du SLECG comme un rempart nécessaire.

« Ratifier cette convention, c’est prendre un engagement clair pour garantir un environnement de travail sûr, digne et respectueux », a-t-elle sollicité.

En conclusion, Adama Kasanghel Diallo a rappelé que la lutte pour les droits des femmes est une responsabilité partagée. Invoquant la boîte à outils du RAFED et la nécessité d’éduquer les enfants dans le respect de l’égalité, elle a lancé un vibrant appel à l’action.

« Lorsqu’une femme est éduquée, c’est toute une nation qui progresse. Lorsqu’une femme est protégée, c’est toute la société qui devient plus humaine », a-t-elle martelé.

Alhassane Fofana

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