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La situation des enseignants contractuels en Guinée continue de susciter indignation et inquiétude. À l’occasion de l’assemblée générale de l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SNE), tenue samedi 11 avril 2026 à la Bourse du travail, en raison du retard dans la mise en œuvre du protocole d’accord additionnel signé le 3 janvier, le porte-parole des enseignants contractuels, Diaka Sow, a livré un témoignage alarmant sur la précarité de ses collègues.
Prenant la parole, il a dénoncé l’absence de rémunération pour de nombreux enseignants depuis plusieurs années. « À la fin de chaque mois, même un seul centime, les enseignants contractuels n’en bénéficient pas. Et c’est une tristesse, depuis plusieurs années. »
Selon lui, cette situation est d’autant plus difficile à accepter que certains de leurs anciens collègues, désormais intégrés à la fonction publique, perçoivent des salaires mensuels compris entre 3,7 et 4 millions de francs guinéens. « Nos collègues avec lesquels nous avions commencé cette situation de contractuel depuis belle lurette, avec lesquels on a renoncé ensemble deux ans et six mois, aujourd’hui, à la fin de chaque mois, ils perçoivent plus de 3,7 à 4 millions, alors que jusque-là, nous, même les 6 millions de primes qui ont été promis récemment, nous ne sommes pas encore en possession. »
Au-delà des difficultés financières, Diaka Sow évoque de lourdes conséquences humaines et sociales. « Aujourd’hui, nous constatons, avec nos camarades de l’intérieur, que beaucoup ont perdu leur mari ou leur femme. Il y a des hommes dont les épouses les quittent parce qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir aux dépenses du foyer. C’est triste. Beaucoup d’entre nous sont en train de mourir, malades, faute de moyens pour se soigner. »
Le porte-parole a également dénoncé ce qu’il considère comme une profonde injustice sociale. « Nous qui donnons le meilleur de nous-mêmes aux enfants guinéens, nous sommes laissés pour compte, alors qu’à longueur de journée nous voyons des insultologues sur les réseaux sociaux. On leur octroie des voitures de 500 ou 800 millions, des maisons, alors que ces montants pourraient payer combien d’enseignants ou construire combien d’écoles primaires. Mais où va l’État guinéen dans cette injustice ? Aujourd’hui, les enseignants contractuels que nous sommes sont très, très déçus. »
Face à cette situation, Diaka Sow a lancé un appel au procureur récemment nommé, Charles Wright, pour l’ouverture d’enquêtes approfondies sur la gestion des dossiers liés aux enseignants contractuels. « Je profite de l’occasion pour demander au procureur Charles Wright de se saisir de ce dossier, de mener des investigations et de faire des audits. Toute personne liée de près ou de loin aux questions d’engagement et de paiement des primes des enseignants contractuels doit être auditionnée et répondre devant la justice. »
Il a enfin rappelé les engagements du président de la République, Mamadi Doumbouya, sur le rôle central de la justice dans la gouvernance. « Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a dit que la justice serait la boussole qui guidera cette transition. Nous avons fini cette période transitoire, mais nous restons dans l’élan de bonne gouvernance et de développement de notre pays. »
L’article Cas des enseignants contractuels : Diaka Sow interpelle le procureur Charles Wright est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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