Carte d’identité gratuite en Guinée pour la première demande : ce qu’il faut savoir sur les nouvelles règles

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Les ministères de la Sécurité et de la Protection civile ainsi que celui de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ont annoncé, ce mercredi, les modalités d’application du décret officialisant la gratuité de la Carte nationale d’identité (CNI) biométrique en Guinée. Une mesure phare destinée à faciliter l’accès aux pièces d’identité, tout en luttant contre la fraude et la corruption administrative. 
Désormais, toute première demande de CNI biométrique sera gratuite pour les citoyens guinéens âgés de 16 ans et plus. Le dispositif inclut également la délivrance sans frais de l’acte de naissance numérique, du certificat de résidence et des photos d’identité nécessaires à la constitution du dossier.

Cette décision vise à simplifier les démarches administratives et à renforcer l’état civil, notamment pour les jeunes adultes et les personnes n’ayant jamais été en possession d’une pièce d’identité officielle.

En revanche, la gratuité ne s’applique pas:
– Aux demandes de renouvellement (en cas d’expiration de la carte) ;
– Aux duplicatas (en cas de perte, vol ou détérioration) ;
– Aux mineurs de moins de 16 ans, qui restent soumis aux anciennes conditions tarifaires.

Le communiqué met en garde contre toute tentative de perception illégale de frais par des agents administratifs ou des intermédiaires. « Aucun paiement ne doit être exigé pour une première demande éligible », souligne le texte, rappelant que les contrevenants s’exposent à des sanctions disciplinaires et judiciaires.

Pour veiller à l’application effective de cette réforme, un mécanisme de contrôle conjoint a été mis en place, piloté par le ministère des Affaires étrangères et celui de la Sécurité et de la Protection civile.

Objectif : éviter les dérives et assurer un déploiement fluide sur l’ensemble du territoire.

Si cette mesure est saluée comme un progrès pour l’inclusion administrative, son succès dépendra de sa mise en œuvre rigoureuse, notamment dans les zones rurales où l’accès aux services de l’état civil reste parfois limité. Les autorités promettent des campagnes de sensibilisation pour informer la population de ses droits.

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