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Le Conseil national de la transition (CNT) a examiné et adopté, ce jeudi 5 mars 2026, le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable « Simandou 2040 », ainsi que le projet de loi-programme 2026-2030. Cette initiative émane du Gouvernement, à travers ses pôles financiers.
Au total, le Programme Simandou 2040 comprend 39 réformes majeures et 122 mégaprojets, déclinés en 345 projets. Le coût global de ce programme est estimé à 330 milliards de dollars américains, dont une partie importante (20 milliards USD) est déjà mobilisée grâce au projet minier de Simandou.
Lors de la plénière consacrée à l’examen et à l’adoption de ce programme, tenue ce jeudi à l’hémicycle, le Gouvernement était fortement représenté, avec à sa tête le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah. Prenant ainsi la parole à la tribune de l’institution, il a affirmé qu’au-delà des quinze prochaines années couvertes par ce programme, « c’est pratiquement le prochain demi-siècle qui sera marqué par ce que nous allons faire ensemble pour les années à venir ».
« L’objectif de ce programme Simandou 2040, c’est d’éviter de commettre les erreurs du syndrome hollandais, c’est-à-dire la fatalité des pays disposant de ressources minières qui privilégient l’économie de rente au détriment d’une économie fortement diversifiée. C’est en cela que les cinq piliers du programme Simandou 2040 nous permettent, de manière équilibrée, d’avancer dans tous les secteurs sans déséquilibrer notre marche et en allant de manière concertée et de manière convergente vers un objectif commun, c’est-à-dire le bien-être, un environnement stable, une société réconciliée, une société de paix, une société disposant d’un capital humain particulièrement dense afin de pouvoir durablement construire son développement, réduire la pauvreté et sortir définitivement de ces instabilités chroniques que nous avons connues par le passé », a-t-il dit.
Poursuivant son allocution, Bah Oury a rendu hommage au président Mamadi Doumbouya pour sa vision autour de ce projet et pour les moyens mis en œuvre en vue de sa concrétisation. Selon le chef du Gouvernement, le programme Simandou constitue aujourd’hui « l’un des axes majeurs de la transformation économique et institutionnelle » de la Guinée.
D’après lui, la réussite d’un tel programme repose autant sur la qualité de sa planification que sur la solidité du cadre juridique et institutionnel dans lequel s’inscrit son exécution. C’est pourquoi il a appelé, au cours de son intervention, à une mobilisation rigoureuse de l’ensemble des citoyens, « et plus particulièrement des départements ministériels ».
« La crédibilité et l’efficacité de l’action publique exigent que l’ensemble des décisions administratives, réglementaires et opérationnelles prises dans le cadre de ce programme soient pleinement conformes à la constitution, aux lois de la République ainsi qu’à l’esprit de notre architecture institutionnelle. (…). La constitution établit en effet une organisation claire de l’action exécutive fondée sur la responsabilité collective du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que sur la coordination de l’action gouvernementale par la premature. Aujourd’hui je suis Premier ministre, chef du gouvernement, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale, la mise en œuvre de nos politiques publiques doivent être régies de telle manière qu’il n’y ait pas d’improvisation », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Bah Oury a annoncé qu’il se présentera devant le CNT d’ici à la fin du mois pour décliner son discours de politique générale. Une démarche qui, a-t-il précisé, ne relève pas d’une initiative personnelle, mais constitue une exigence de la Constitution à laquelle il doit se conformer.
MohamedNana BANGOURA
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il y a 2 heures
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