Bachir Diallo fait ses adieux à la Sécurité : « Dans cet exercice délicat, il y a eu des frustrés »

il y a 3 heures 16
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La cérémonie de passation de service entre le ministre sortant de la Sécurité et de la Protection civile, Bachir Diallo, et le ministre entrant, le général Ahmed Mohamed Oury Diallo, s’est tenue ce mercredi à Coléah, dans la commune de Matam.
Devant un parterre d’autorités civiles et militaires, le ministre sortant a prononcé une allocution marquée par la reconnaissance, l’introspection et un plaidoyer en faveur de la rigueur dans la gestion des affaires publiques.

Revenant sur sa carrière au sein des forces de défense et de sécurité, le ministre sortant a mis en avant son engagement constant au service du pays. Reconnaissant que certaines mesures prises au cours de son mandat ont pu susciter des incompréhensions, il a expliqué que la rigueur exige parfois des choix impopulaires : « Dans cet exercice délicat, il y a eu des frustrés très certainement. Je leur demande humblement de pardonner. C’est mon intention de bien faire, mon profond amour pour la police et la protection civile, mon attachement à l’ordre et à la discipline, et mon profond respect des valeurs éthiques qu’il faut blâmer. »

Au-delà des tensions inhérentes à l’exercice du pouvoir, le ministre sortant a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale et l’esprit de corps au sein des forces de sécurité : « Persuadé que c’est l’essence de tout changement qualitatif. Il y en a également qui m’ont frustré. J’en ai déjà oublié à l’instant même où j’écrivais ce texte. Nous sommes tous, indépendamment de notre appartenance ethnique et religieuse, des filles et fils d’un même pays que nous aimons tous, la Guinée. Dames et Messieurs, distingués invités, chers compagnons, si l’histoire nous enseigne le passé, elle s’écrit au présent, et les actes que nous posons au quotidien sont les ingrédients essentiels de cette histoire. J’ai donc eu la grande opportunité, grâce à Monsieur le Président de la République, d’écrire quelques pages dans le livre d’or de l’histoire du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à l’instar de mes aînés et illustres devanciers ici présents, dont je salue les œuvres. Écrire l’histoire de cette nature et à ce niveau, si élevé et si complexe, c’est comme rédiger une dissertation au cours d’un examen sur un thème dont on n’est pas familier : il faut vite planter son décor et faire son plan. »

Après avoir rendu hommage au président élu, en réitérant sa disponibilité, il a ajouté : « Aujourd’hui, comme tous mes prédécesseurs, je rends ma copie, et je suis heureux de n’avoir pas rendu une copie vierge ou à moitié remplie. Surtout, je suis convaincu de n’avoir pas triché, et pour moi, c’est ce qui est le plus important. »

Concluant son intervention, Bachir Diallo a appelé à soutenir le nouveau ministre et à maintenir la rigueur comme boussole de l’action publique : « Je vous demande de vous mettre au service du nouveau capitaine, au service de notre pays, en un mot, au service de la nation. »

Par ce discours, le ministre sortant a mis en avant la discipline et le sens du devoir comme fondements indispensables de l’action sécuritaire.

Mayi CISSÉ 

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