Affaire de vidéos diffamatoires à Dubréka : le procès renvoyé au 6 mai

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Le Tribunal de première instance de Dubréka est saisi d’une affaire opposant Ibrahima sorry Diallo à Louis Pasco Camara, autour de la diffusion de vidéos jugées diffamatoires lors d’un tournoi de football.
Selon la plainte, des propos offensants tels que « délégation spéciale zéro » ou « des corrompus » ont été tenus dans des contenus publiés sur les réseaux sociaux, visant notamment la délégation spéciale et Sonna Madi Doumbouya, ancien vice-maire. À noter que ladite délégation n’était plus en fonction au moment des faits.
À la barre, Louis Pasco Camara, enseignant, a contesté les accusations portées contre lui :
« J’ai été informé que Ibrahima sorry Diallo a porté plainte pour diffamation contre moi. Lorsque j’ai reçu la convocation, j’ai indiqué au commandant que je viendrais le samedi, ce qui a été accepté. »
Il rapporte les accusations formulées contre lui :
« Il dit avoir contacté certains médias qui lui ont affirmé que la vidéo leur a été transmise par quelqu’un, et il est convaincu que c’est moi qui ai monté ces vidéos parce que je suis informaticien. Il affirme aussi que j’ai pris les images lors de l’événement pour ensuite les publier. »
L’accusé rejette ces allégations :
« Oui, j’étais présent à la finale, car mon équipe jouait. J’ai pris des vidéos souvenir, mais je ne les ai jamais publiées. Je n’ai ni monté ni participé au montage de ces vidéos. »
Sur les raisons possibles de cette accusation, il déclare :
« Nous étions dans la même coalition. À un moment, ils ont été sanctionnés puis se sont retirés, pendant que nous avons continué. Cela peut expliquer une volonté de se venger de moi. »
Pour sa part, Ibrahima sorry Diallo, membre du bureau de Samatran, maintient sa position :
« Il s’agit d’un tournoi apolitique organisé depuis le mois de Ramadan avec seize équipes. Le jour de la finale, tout le monde a vu M. Pasco filmer les banderoles et l’arrivée de la délégation. »
Il poursuit :
« Le lendemain, les vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux. Nous avons comparé ces images avec d’anciennes vidéos et nous avons aussi des audios dans lesquels il tient des propos diffamatoires. »
Selon lui, toutes les démarches ont été entreprises avant d’en arriver à la justice :
« Nous avons tenté un règlement à l’amiable, mais il a refusé. Nous avons donc décidé de porter plainte. Nous avons également identifié le site qui a diffusé les vidéos. »
Il précise enfin :
« Ce tournoi a été organisé pour soutenir notre président du conseil de quartier, et des satisfecit ont été remis. »
Concerné par les propos, Sonna Madi Doumbouya, ancien vice-maire, a tenu à se défendre :
« J’ai été invité comme personne ressource. J’ai toujours soutenu ces initiatives, même avant d’occuper mes fonctions. Le tournoi avait commencé avant le Ramadan, donc avant toute interdiction. »
Il rejette toute dimension politique :
« On m’accuse à tort de faire campagne ou de m’opposer à l’État. Je ne connais pas personnellement la personne mise en cause. »
Il est rappelé que toute forme de campagne est interdite sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à la date fixée par la Direction générale des élections.
Le Tribunal a renvoyé l’affaire au 6 mai 2026 pour la production des preuves par la partie civile.
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