Affaire d’escroquerie : en séjour en Guinée, Sudhanshu DAS, d’origine indienne et de nationalité suisse, traîné en justice pour 300 000 dollars

il y a 2 heures 19
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Poursuivi pour une affaire d’escroquerie portant sur 300 000 dollars, dans une affaire d’exportation d’acajou en Inde, Sudhanshu DAS, d’origine indienne mais de nationalité suisse, était ce mardi 20 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Kaloum.

Le prévenu, en séjour en République de Guinée pour des affaires, est poursuivi dans cette procédure par Ahmed Traoré et Alpha Oumar Bah, vendeurs et exportateurs d’acajou.

Au début de cette relation commerciale, toutes les parties ont honoré leurs engagements convenus dans les contrats de partenariat, selon Ahmed Traoré, l’un des plaignants, qui, répondant aux questions du tribunal et des parties au procès, a laissé entendre que c’est lorsque la confiance a pris d’autres proportions que Sudhanshu DAS a décidé de contourner la procédure normale, en bloquant les paiements par la banque et en leur demandant d’envoyer les « belles » pour les prochains paiements.

« Parce que, sans ces documents, il ne pouvait pas sortir les conteneurs au port. »

Une fois sur le sol guinéen, le prévenu dans cette affaire a, selon les déclarations du plaignant, changé de statut : de directeur des opérations et des finances, comme il s’était présenté au début, en consultant indépendant pour tisser des affaires futures.

Appelé à la barre pour apporter son témoignage, le Béninois Kodjo Simplis, impliqué dans cette transaction et touchant des frais de commission en contrepartie de son expertise, a déclaré que :

« Les premières expéditions ont été payées normalement, ce sont les dernières expéditions qui ont eu des problèmes de paiement. Et la simple raison, c’est que, de fait, DAS a trompé Traoré Négoce et AO8 en contournant la procédure normale à travers une influence morale. »

Lorsqu’il a été interpellé et conduit à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), il a demandé que l’affaire soit réglée à l’amiable et, sur-le-champ, il a ordonné un paiement de 40 000 dollars. Selon ce témoin, en ordonnant ce paiement, « cela prouve à suffisance que celui qui doit payer l’intégralité du montant », ce n’est pas la société pour laquelle il prétend avoir agi.

Convaincu d’obtenir la bonne décision pour sauver la filière d’acajou, pour sauver les commerçants exportateurs, mais surtout pour sauver les pauvres agriculteurs, Maître Amadou Diallo, avocat à la cour et docteur en droit privé, a laissé entendre que cette procédure, orientée en flagrant délit, porte sur une affaire d’escroquerie.

« Et comme vous avez suivi le débat, c’est une affaire d’escroquerie qui porte sur un montant de plus de 300 000 dollars. Donc, ce n’est pas une petite affaire. C’est un groupe de sociétés étrangères qui utilise des manœuvres pour escroquer l’argent de ces commerçants, ces exportateurs de l’acajou. Mais il convient de souligner que ces exportateurs aussi, ce n’est pas leur argent, c’est l’argent des producteurs. C’est surtout pour ça que nous sommes dans cette procédure. Parce que, si la justice ne prend pas sa responsabilité dans cette affaire, c’est la filière d’acajou qui risque de mourir. Parce qu’aujourd’hui, derrière AOB, derrière Traoré, il y a des producteurs qui attendent. C’est l’enjeu. »

Il a utilisé des manœuvres de fausse qualité. Tantôt, il se présente comme directeur général des opérations et des finances. Tantôt, il vient dire ici qu’il n’a qu’un contrat de collaboration avec Fécondity, comme l’a fait la justice ici.

« Mais nous allons poursuivre cette affaire jusqu’à la fin. »

Selon cet avocat de la partie civile, tout se déroulait normalement.

« Les transactions se passaient par les banques et, à un moment donné, comme ils voulaient maintenant faire leurs mauvaises œuvres, ils ont bloqué le paiement par la banque. DAS lui-même l’a dit. Il a bloqué le paiement par la banque. Il demande à nos clients d’envoyer les belles directement. Donc, il a quitté la transparence parce qu’il avait monté autre chose. Et ils ont communiqué les belles et la marchandise a été livrée. »

Me Amadou Diallo poursuit :

« Et aujourd’hui, il se dédouane, il dit qu’il n’est pas responsable. Alors qu’en réalité, c’est lui qui a dit : “Par la voie bancaire, c’est bloqué. Maintenant, envoyez directement les belles parce que, sans ces belles, ils ne pouvaient pas avoir la marchandise en Inde.” Vous comprenez ? Donc, c’est une grande manigance. C’est monté. C’est un groupe de sociétés. Tout est très bien organisé pour escroquer ce montant de plus de 300 000 dollars. Et nous savons que nos juges ont compris. En tout cas, comme vous avez suivi le débat, on a décortiqué l’affaire à tel point que même un non-juriste a fini par comprendre les manœuvres dont sont victimes aujourd’hui nos compatriotes. »

Cet avocat à la cour croit savoir que cette procédure est une affaire simple, tout en se demandant pourquoi le mis en cause n’a pas été placé en détention.

« D’ailleurs, quand on a déféré le dossier, j’étais là comme avocat de la partie civile. On avait obtenu un mandat de dépôt. Et je ne sais pas après par quelle manœuvre, en tout cas, par quel moyen on est passé pour ne pas que ce mandat de dépôt soit mis à exécution. Vous comprenez ? Sinon, normalement, c’est quelqu’un qui devait être à la maison centrale durant toute cette procédure. Mais non, on laisse tout ça. Ce qui est plus important maintenant, c’est que la bonne décision soit prise. La bonne décision pour que nos concitoyens — ce n’est pas simplement parce que ce sont nos concitoyens, mais parce que ce sont des victimes des manœuvres orchestrées, notamment par DAS et un groupe de sociétés — puissent avoir leur argent et pour qu’ils puissent payer les producteurs », a-t-il souhaité.

Au sortir de l’audience du jour, toutes nos tentatives pour interviewer l’avocat de la défense dans la procédure se sont soldées par un échec.

Mamadou Yaya BARRY

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