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Visiblement déterminée à se faire entendre, l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE a décidé de surseoir temporairement à sa menace de grève. Elle accorde un moratoire d’une semaine au gouvernement pour la mise en place d’un cadre de négociation inclusif.
Lors d’une assemblée générale réunissant les enseignants du Grand Conakry, tous mobilisés pour le déclenchement d’une grève générale et illimitée, le secrétaire général du SNE a dénoncé l’indifférence des autorités face à la précarité des enseignants. Revenant sur le niveau d’exécution du protocole d’accord, il a fustigé les manquements et les péripéties rencontrés dans leur lutte pour faire fléchir le gouvernement.
Un ultimatum ferme et clair donné !
Dans ses résolutions, l’intersyndicale a lancé ce qu’elle qualifie d’ultime avertissement.
« Nous accordons au gouvernement un moratoire courant jusqu’à vendredi prochain. C’est le temps nécessaire pour que le Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, se saisisse du dossier. Nous exigeons que les conclusions du protocole d’accord du 3 janvier 2026, notamment la mise en place des trois commissions, soient effectives dès lundi prochain », a martelé le leader syndical.
L’organisation prévient, si les arrêtés conjoints ne sont pas signés d’ici vendredi, l’action sera immédiate.
« Samedi prochain, nous convoquerons une assemblée générale extraordinaire et décisive. Nous n’aurons plus besoin de préavis, car la grève déclenchée le 1er décembre 2025 n’a été que suspendue. Un simple communiqué de levée de suspension suffira pour que le mouvement reprenne. Retenez bien cette date, le lundi 20 avril 2026 », a-t-il lancé.
Rupture consommée avec le SLECG
Par ailleurs, Michel Pépé Balamou a annoncé l’exclusion du SLECG des travaux de l’intersyndicale. Il accuse cette fédération de jouer double jeu en faveur du pouvoir et au détriment des enseignants.
Selon lui, le SLECG ne fait plus preuve de franchise dans les rangs syndicaux : « L’intersyndicale FSPE-SNE n’est plus disposée à travailler avec le SLECG. Cette organisation ne défend plus les intérêts matériels et moraux des enseignants, mais s’associe au gouvernement pour les maintenir dans la misère et la précarité », a-t-il martelé.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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