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Dans sa mission régalienne de rappeler les règles d’éthique et de neutralité qui encadreront la couverture médiatique de la campagne électorale en vue, la Haute Autorité de la Communication (HAC) à conférer avec les acteurs du monde de la presse guinéenne ce samedi 11 avril 2026 à son siège.
Lors des échanges, les responsables des associations de presse et les patrons de médias, publics comme privés, ont été informés sur les lignes rouges à ne pas franchir. Le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a personnellement exhorté les médias privés à faire preuve de la même rigueur que lors des précédents scrutins présidentiel et référendaire. Il les a ensuite rappelé l’enjeu du moment, celui de garantir un traitement médiatique apaisé dans un contexte politique sensible.
« Vous avez une contrainte, c’est le traitement équitable des candidats. Si vous décidez d’ouvrir un espace pour les candidats, vous avez l’obligation de les traiter de manière équitable dans cette tranche », a-t-il invité, confirmant la possibilité de commercialiser des espaces.
« Si d’autres listes ayant plus de moyens vous achètent des espaces ou des tranches, vous les vendez », a-t-il indiqué.
Cependant, le président de la HAC a suggéré une harmonisation des tarifs par les différents médias.
« Ce que nous vous suggérons, c’est de veiller à ce que les tarifs soient les mêmes pour les listes. Mais nous, on n’intervient pas, c’est vous qui fixez vos prix », a-t-il souligné.
Les télévisions retenues pour la campagne officielle bénéficient d’un régime spécifique. Si elles peuvent vendre des espaces publicitaires pour générer des revenus, ces derniers ne doivent en aucun cas interférer avec les programmes officiels.
« Ce qui est payé ne doit figurer ni dans le journal de campagne, ni dans les émissions de débats officiels », a précisé le régulateur.
Pour cette échéance de 2026, la HAC muscle son dispositif de surveillance numérique. Ainsi les pages et chaînes sur les réseaux sociaux tombent sous le coup de la régulation dès lors qu’elles interfèrent dans le processus électoral. Les comptes personnels ou non politiques restent, eux, hors du champ d’action du régulateur.
Elle s’est aussi montrés ferme vis-à-vis des journalistes engagés politiquement dans ces élections.
« S’il y a des journalistes parmi vous qui sont candidats ou qui soutiennent ouvertement des candidats, vous ne devez pas travailler comme journaliste pendant toute la campagne. Vous devez vous mettre en disponibilité », a indiqué Boubacar Yacine, prévenant qu’en cas de manquement, la HAC privilégiera désormais les sanctions directes.
La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG Koloma, pour les candidats de la liste nationale avec une diffusion simultanée sur la radio, la télévision nationale et les radios rurales.
Pour les scrutins uninominal, plurinominal et communal, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est toutefois faite pour Coyah, où une radio privée a été sollicitée en l’absence de radio rurale dans la zone.
Grande nouveauté de ce scrutin, 13 radios privées ont été officiellement intégrées au dispositif de couverture à Conakry.
« Une innovation importante mérite d’être soulignée. Pour la première fois, la Haute Autorité de la Communication a décidé de faire appel aux services de 13 radios privées », a-t-il annoncé.
Pour encadrer ce déploiement, des superviseurs et des coordinateurs généraux ont été déployés dans chaque circonscription pour valider la conformité des messages avant leur diffusion.
Alhassane Fofana
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il y a 1 heur
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