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L’audience consacrée au dossier de l’ancien Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a été marquée ce jeudi par une demande inattendue du parquet spécial. En raison de l’état de santé du prévenu, le ministère public a sollicité sa mise en liberté afin qu’il puisse être jugé hors détention.
À l’ouverture de l’audience, le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, a expliqué les raisons de l’absence de l’ancien chef du gouvernement à la barre.
Selon lui, un ordre d’extraction avait été délivré pour permettre la comparution du prévenu. Toutefois, une fois sur place, celui-ci aurait indiqué aux gardes pénitentiaires qu’il n’était pas en mesure de se déplacer en raison de problèmes de santé.
« Nous avons émis l’ordre d’extraction, mais une fois sur place, il a indiqué aux gardes pénitentiaires qu’il est malade et qu’il ne pourra pas venir. C’est pourquoi vous constatez son absence à l’audience aujourd’hui », a déclaré le procureur.
Face à cette situation, le ministère public a estimé que l’ancien Premier ministre pourrait être jugé depuis son domicile, tout en restant à la disposition de la justice.
« Compte tenu de son état de santé, le ministère public demande la mise en liberté du prévenu. Il peut être jugé à partir de chez lui », a soutenu Aly Touré.
Le procureur a toutefois insisté sur la nécessité d’encadrer strictement cette éventuelle remise en liberté. Il a ainsi demandé que la Cour soit informée de tout déplacement du prévenu et que toute sortie du territoire national lui soit formellement interdite.
La position du parquet a été appuyée par l’Agent judiciaire de l’État, représenté par Me Pépé Antoine Lama. L’avocat a indiqué que l’État guinéen ne s’oppose pas à une remise en liberté provisoire, estimant que les intérêts de la partie civile restent garantis.
« L’État guinéen que je représente ici n’a pas la pierre à la place du cœur », a-t-il affirmé.
Selon lui, plusieurs garanties financières existent déjà dans le dossier, notamment des fonds saisis sur les comptes bancaires attribués à l’ancien Premier ministre, ainsi que des biens identifiés par la justice.
« Nos intérêts ne sont pas menacés puisque des fonds importants ont été saisis dans ses comptes dans une banque de la place, en plus de biens déjà identifiés », a-t-il précisé.
Me Lama a ajouté que l’objectif reste de juger un prévenu dans des conditions compatibles avec son état de santé.
« Nous ne voulons pas juger un cadre malade. Nous voulons juger un justiciable en bonne santé », a-t-il déclaré, avant de demander à la Cour de statuer immédiatement.
Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a décidé de mettre l’affaire en délibéré pour une courte durée. Les juges ont annoncé qu’ils rendraient leur décision sur siège à la reprise de l’audience.
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