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L’opération de libération des emprises de la route, entamée tambour battant au début de cette année, n’était pas une première. Chaque année, les autorités font une telle annonce. Mais, aussitôt entamée, l’opération devenait un feu de paille. C’est pour cette raison que personne ne s’attendait à un miracle, ou plus exactement à la réussite de l’opération.

Et pourtant, un peu plus de deux mois après le début du coup de balai, les résultats sont visibles sur le terrain. Le marché de Sonfonia constitue un bel exemple. En ces lieux, les vendeuses s’étaient installées jusqu’au milieu de la chaussée, laissant aux automobilistes, motocyclistes et piétons moins de quatre mètres de passage, ce qui causait des embouteillages monstres sur les lieux. La fluidité d’aujourd’hui est la preuve que les embouteillages d’hier étaient artificiels.
D’autres lieux où la circulation est devenue fluide se situent autour du rond-point d’ENCO 5, au carrefour Cimenterie ou encore au niveau du point kilométrique 36. Tous ces endroits, autrefois littéralement pris d’assaut par des étalagistes, sont aujourd’hui évacués. Cette action est saluée par tous les usagers. Mais il y a encore quelques poches de résistance, comme au carrefour Kagbelen.
Dans la matinée, ces lieux sont désertés par les femmes. Mais dès le début de l’après-midi, elles s’installent peu à peu pour occuper toute la bretelle qui longe la route. On assiste régulièrement à des descentes de la police. Mais il y a un semblant de jeu du chat et de la souris entre les agents et les femmes. Quand les premiers arrivent, les secondes détalent. Mais dès que les agents disparaissent, les femmes réapparaissent.
Selon certaines sources, si Kagbelen constitue l’exception qui confirme la règle dans l’application de la décision gouvernementale, c’est parce que certaines autorités locales rament à contre-courant, notamment la nouvelle municipalité. Ce seraient des agents de cette municipalité qui installeraient les femmes sur les caniveaux moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes. Ce seraient encore eux qui informeraient les occupants de toute intervention des autorités. Enfin, ce seraient toujours eux qui, juste après le passage de la police, demanderaient aux femmes de revenir.
Inutile de dire que le refus d’évacuer ces endroits aggrave la situation relative aux embouteillages. Désormais, Kagbelen est devenu l’un des rares carrefours de la capitale où l’on observe encore des embouteillages monstres. Non seulement le pont n’est pas opérationnel à cause de l’état de la route entre Kagbelen et Sanoyah, mais aussi l’anarchie qui règne au carrefour n’est pas faite pour arranger cette situation, qui constitue une épine dans le pied des usagers et autres riverains.
Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com
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