TPI de Dixinn : Mamadou Fadja Barry risque 15 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineure

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Mamadou Fadja Barry a comparu devant le tribunal criminel de Dixinn pour viol sur mineure, un crime prévu et réprimé par l’article 268 du Code pénal.

En détention provisoire à la maison centrale de Conakry depuis le 8 août 2022, l’accusé répond d’abus sexuels présumés sur une fillette de 6 ans et 11 mois. Il court une peine de 15 ans de réclusion criminelle.

Appelé à la barre, Mamadou Fadja Barry a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il soutient être victime d’une dénonciation calomnieuse visant à nuire à sa réputation.

« Nous préparions du thé entre amis. Je me suis isolé près des rails pour me mettre à l’aise, à quelques mètres de notre groupe. Au même moment, une fillette est arrivée pour jeter des ordures. Une voisine qui passait par là nous a vus au même endroit et a immédiatement alerté la famille en m’accusant de viol. J’ai clamé mon innocence dès cet instant », a-t-il expliqué.

L’accusé a précisé que malgré les conseils de ses proches lui demandant de prendre la fuite, il a choisi de rester.

« Je n’avais rien à me reprocher. Si j’avais abusé de cette enfant, elle n’y aurait pas survécu. Elle pourrait être ma propre fille », a-t-il poursuivi.

Lors de la phase des réquisitions, le ministère public, représenté par le substitut du procureur Fanka Oularé, a rappelé les circonstances de l’interpellation. Selon l’accusation, l’homme aurait été surpris en plein acte avec la victime dans des latrines.

Estimant à partir de là la culpabilité de l’accusé établie, le procureur a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle.

De son côté, l’avocate de la défense, Maître Houleymatou Bah, a fermement soutenu l’innocence de son client. Invoquant l’article 544 du Code de procédure pénale, elle a plaidé pour l’acquittement et la libération immédiate de son client, au bénéfice du doute et pour absence de preuves tangibles à l’encontre de son client.

Invité à prononcer son dernier mot, l’accusé a sollicité la clémence du tribunal.

Le juge Mohamed Sangaré a mis l’affaire en délibéré. La décision sera rendue lors de l’audience du 2 avril 2026.

Alhassane Fofana

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