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Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, qui est passé au CNT le 28 mars 2026 a apporté des éclaircissements sur la crise de liquidité qui secoue le pays depuis plusieurs mois, tout en détaillant les mesures engagées pour y remédier.
Face aux critiques, le patron de la BCRG a défendu le bilan de son institution, mettant en avant l’ampleur des injections réalisées dans le système financier.
« La Banque centrale a injecté en 2025, au premier trimestre, 63 milliards de francs guinéens. Et cette année, nous avons injecté 1 293 milliards. Donc, le réchauffement, il est là », a-t-il affirmé, insistant sur l’effort consenti.
« Nous avons injecté comme jamais dans l’histoire moderne de l’économie guinéenne. (…) Durant l’année 2025, on a injecté 2 800 milliards. Nous avons joué le jeu. », a-t-il indiqué.
Dans la même logique, il estime que l’institution mérite d’être reconnue pour son rôle.
« S’il y a des gens à féliciter dans cette histoire-là, c’est la Banque centrale parce qu’on a joué le jeu et on a injecté comme pas possible. », a-t-il ajouté.
Cependant, Dr Karamo Kaba souligne que la crise actuelle ne saurait être réduite à un simple manque de liquidité. Il évoque un ensemble de facteurs externes, notamment le renforcement des contrôles dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, les saisies opérées par l’administration fiscale à travers les banques, la pression liée au mégaprojet minier Simandou, ainsi que la prédominance des paiements en espèces et la forte thésaurisation.
À ces éléments s’ajoutent des contraintes logistiques dans l’approvisionnement en billets, aggravées par les perturbations des chaînes d’approvisionnement depuis la pandémie de Covid-19. Des insuffisances internes sont également pointées, telles que le retard dans la commande de billets, l’absence d’un système interopérable de paiement et la vétusté des équipements de traitement.
Pour le gouverneur, le nœud du problème réside dans la rétention des billets par le public.
« Sur 100 billets en circulation en 2022, 71 étaient détenus par le public (…). En 2025, près de 96 % des billets se retrouvent dans les mains du public et ne retournent pas dans le système bancaire. Le vrai problème, ce n’est pas l’injection des billets. On peut injecter autant qu’on veut, mais si les billets ne reviennent pas, il y aura toujours un sentiment de pénurie. (…) La personne qui dit qu’il manque des billets est elle-même responsable, parce qu’elle ne met pas son argent à la banque », a-t-il détaillé.
Malgré ce constat, Dr Karamo Kaba se veut rassurant. Il affirme que des actions sont en cours pour rétablir la situation et appelle à la patience.
« Ce qu’on doit faire aujourd’hui, c’est rassurer les gens (…) Laissez-nous juste un peu de temps, et vous allez voir que d’ici quelques semaines, la situation va revenir à la normale », a-t-il assuré devant les conseillers nationaux.
Mosaiqueguinee.com
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